Mali : la société civile plaide pour une loi sur le changement climatique
Meguetan Infos

Global Platforms Mali a animé, ce mercredi 3 décembre 2025, au Parc national de Bamako, une journée de concertation et de plaidoyer en faveur d’une loi sur le changement climatique.
L’événement s’est tenu en présence du président de la Commission de Développement rural et de l’Environnement du Conseil national de la Transition (CNT).
« Une réglementation permettra aux acteurs nationaux engagés dans la lutte contre le changement climatique de disposer d’un cadre légal pour leurs actions », a indiqué Aboubacrine Ag Aklini, représentant de Global Platforms au Mali. Et d’ajouter : « Une loi, c’est aussi un moyen d’encadrer l’ensemble des politiques prises par l’État dans ce domaine. » Selon lui, le Mali dispose aujourd’hui d’une politique nationale sur les questions climatiques, d’un plan d’action et de plusieurs autres politiques environnementales.
Au Mali, tout est prioritaire, mais la priorité numéro un doit être la protection de l’environnement. Les défis sont immenses ; s’y atteler dès maintenant permettrait d’éviter les crises de demain, notamment les conflits fonciers, la baisse de la production agricole ou encore les problèmes de santé comme les infections respiratoires aiguës, dont les cas augmentent d’année en année.
Deux panels ont été animés au cours de la journée de concertation et de plaidoyer. Le premier, dirigé par Dr Alassane Ba, ancien Directeur général de l’Agence pour l’Environnement et le Développement durable (AEDD) du Mali, a porté sur les dispositifs internationaux de lutte contre le changement climatique auxquels le Mali a adhéré, ainsi que sur les initiatives en cours au niveau national. Le second panel sur les initiatives des jeunes du Mali dans la lutte contre le changement climatique.
Prenant la parole, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune, président de la Commission de Développement rural et de l’Environnement du CNT, a salué l’initiative de cette future loi. Le changement climatique, affirme-t-il, a une incidence très grave sur plusieurs secteurs vitaux, dont le secteur sécuritaire. « Le changement climatique aggrave les sécheresses, les inondations, l’insécurité alimentaire et peut alimenter des tensions sociales », a-t-il déploré.
Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune a formulé le vœu de voir le processus d’adoption de cette loi aboutir rapidement. « Je souhaite qu’un jour ces textes nous parviennent, afin que nous puissions les discuter et en débattre ensemble », a indiqué le président de la Commission, avant de lancer officiellement les travaux de la journée.
Mamadou TOGOLA/maliweb.net




