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Insécurité alimentaire : AUGMENTATION DU NOMBRE DE PERSONNES EN PHASE DE CRISE

Les opérations d’intervention du dispositif national de sécurité
alimentaire seront orientées principalement vers ces compatriotes
durement affectés

L’état de mise en œuvre des recommandations de la précédente session, l’évaluation provisoire de la situation alimentaire faite par le Système d’alerte précoce à travers le cadre harmonisé, le bilan du plan d’opération 2018, sa programmation 2019 et son budget d’exécution axés sur les résultats du Dispositif national de sécurité alimentaire (DNSA), étaient, entre autres, à l’ordre du jour de la 14è session du Comité de coordination et de suivi des politiques et programmes de sécurité alimentaire (CCSPSA). Les participants ont aussi discuté du prochain Conseil national de sécurité alimentaire, du bilan du plan national de sécurité alimentaire 2018 et son planning provisoire d’atténuation des difficultés identifiées auprès des couches vulnérables. C’était hier à l’Escale Gourmande, sous la présidence du ministre commissaire à la sécurité alimentaire, Kassim Denon, en présence de la représentante et directrice pays du Programme alimentaire mondial (PAM), Silvia Caruso, représentant les partenaires techniques et financiers de la sécurité alimentaire ainsi que les membres dudit comité.
Dans son discours d’ouverture, Kassoum Denon a rappelé que la campagne agricole 2018-2019 a été marquée par une situation jugée globalement bonne dans l’ensemble du pays. Selon les résultats de l’évaluation provisoire du cadre harmonisé en novembre 2018, dira-t-il, le nombre de personnes en phase de crise est estimé à environ 185.003 personnes. « Celui en phase 2 est estimé à 2.315.796 personnes », a-t-il ajouté. Il a expliqué ensuite qu’en situation projetée de juin à août 2019, ces chiffres évolueront respectivement de 415.838 personnes en phases de crise et d’urgence. Et les phases 2 seront de 3.030.035 personnes dans le pays.
« Les opérations d’intervention du DNSA seront orientées principalement vers ces personnes pour des actions d’atténuation d’urgence, de relèvement précoce et de renforcement de la résilience », a souligné le ministre commissaire. Kassoum Denon a, par ailleurs, ajouté que le DNSA traverse beaucoup de difficultés de mobilisation des ressources nécessaires à son fonctionnement au regard du contexte socio-politique demandant à l’Etat des efforts financiers énormes sur d’autres fronts. « C’est pourquoi, je réitère mon appel à l’endroit des partenaires techniques et financiers et des ONG, afin que nous conjuguions ensemble nos énergies pour apporter les réponses adéquates aux populations vulnérables et au cheptel dans le besoin « , a-t-il conclu.
Quant à Silvia Caruso, elle a indiqué que « l’efficacité du DNSA est au cœur de nos préoccupations pour qu’il puisse répondre de façon efficace, efficiente et transparente à l’ampleur des besoins identifiés par le cadre harmonisé et assurer un suivi de la sécurité alimentaire dans le pays.
Nous avons pu constater les grandes difficultés rencontrées par le DNSA en 2018 », a-t-elle souligné. Si la situation 2019 paraît globalement bonne, poursuivra-t-elle, on ne peut pas éluder la vulnérabilité de certaines zones critiques abritant plus de 400.000 personnes en phase de crise et plus de 3 millions de personnes qui ne mangent pas à leur faim. Elle a, alors, assuré le ministre Kassoum Denon de son engagement et sa disponibilité à accompagner le gouvernement dans la prise en charge de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle à travers une collaboration franche et fructueuse. En effet, le budget 2019 du plan d’opération du DNSA est estimé à un peu plus de 25,6 milliards de FCFA. Comme bilan 2018, il est indiqué une réalisation de plus de 4,1 milliards de FCFA avec des difficultés de mobilisation.

Mohamed Z.
DIAWARA

 

Source: Essor

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