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INTERVIEW (PRESQUE) IMAGINAIRE»IBK : « DÉSORMAIS, C’EST TOLÉRANCE ZÉRO POUR SOUMI ET SA BANDE DE MARCHEURS »

C’EST DANS UN SALON PLEIN À CRAQUER QUE NOUS RETROUVONS IBK, ENTOURÉ DE SES PROCHES. LES CHEVEUX COUPÉS À RAZ ET LE VISAGE RESPLENDISSANT, LE CHEF DE L’ETAT EST REVENU DE PARIS EN PLEINE FORME. A VUE DE NEZ, IL S’EST MÊME RAJEUNI DE 20 ANS. IL ÉCHANGEAIT AVEC SES VISITEURS À TRAVERS DE GRANDS ÉCLATS DE RIRES, QUE L’ON PEUT ENTENDRE À UNE CENTAINE DE MÈTRES DE LÀ.
MAIS EN REMARQUANT NOTRE PRÉSENCE À L’ENTRÉE DU SALON, SON VISAGE SE REFERME AUSSITÔT. « QU’EST-CE QUE TU VIENS ENCORE FAIRE CHEZ MOI ? NE T’AI-JE PAS DIT, LA VEILLE DE MON DÉPART POUR PARIS, DE NE PLUS METTRE LES PIEDS ICI ? », NOUS LANCE-T-IL.
ASSISE À SES CÔTÉS, MA « GRANDE SŒUR » TENTE DE LE CALMER, EN CES TERMES : « PRÉSIDENT, CALME-TOI ! CE N’EST PAS COMME ÇA QU’ON ACCUEILLE SON BEAU-FRÈRE ET SON AMI ». 
SOUDAIN, IL NOUS MONTRE DU DOIGT UN PETIT SALON ATTENANT À CELUI OÙ, IL REÇOIT SES VISITEURS DE MARQUE. C’EST LÀ QUE SE DÉROULERA, POUR LA SECONDE FOIS, CETTE INTERVIOU. SANS CONCESSION.
Mr le président, on vous a vu descendre de l’avion présidentielle à la Barack Obama, c’est à dire au trot. Cela veut dire que vous êtes revenu en pleine forme…

Ah bon, vous l’avez remarqué ?

Tous les Maliens l’ont remarqué, Mr le président, même vos adversaires politiques.

C’est un message que j’ai voulu leur faire passer, principalement, à Soumaïla Cissé, lui, qui m’a fourgué ce gros rhume, qui m’a obligé à rejoindre mon médecin, à Paris, pour un traitement de choc.
Je suis descendu de l’avion au petit trot. Une manière de dire à mon Dôgô, Soumaïla Cissé, je suis debout et requinqué à bloc comme jamais.

Certains médias parlaient d’une intervention chirurgicale …

Ce sont des fadaises ! Du loufoque de journalistes en mal de scoop.

Mr le président, la marche de l’opposition a été réprimée, le week-end dernier, dans le sang. On ne déplore aucun mort ; mais il y aurait eu des blessés.
Désormais, c’est tolérance zéro pour les fauteurs de troubles. Tous ceux qui tenteront de rendre le pays ingouvernable en auront pour leur dose. Soit en coups de matraque ; soit en « Gaz harakiri-mogène ».

Pourtant, Mr le président, le droit de manifester est garanti par notre constitution.

C’est à cause de questions de ce genre que je ne voulais pas te recevoir. N’eût été l’intervention de mon épouse, tu serais ailleurs en train de poser tes questions à deux balles.
Le droit de manifester est garanti par la constitution, c’est vrai ! Mais, est-ce que le droit de créer le désordre, de semer la chienlit dans la ville sont, aussi, garantis par notre constitution ?
L’objectif visé par l’opposition et sa bande de marcheurs est de rendre le Mali ingouvernable. Ce que nul ne peut accepter.
Même en France, le droit de manifester est garanti. Mais avec les « Gilets jaunes », Macron s’est vu obligé de prendre des mesures conservatoires, afin de limiter les dégâts.

Certains leaders de l’opposition s’en sont pris, violemment, au Premier ministre qui, selon eux, aurait donné des instructions aux forces de l’ordre pour réprimer la marche

Si c’est Boubeye qui l’a ordonné, je le félicite pour cela. Car, il s’est acquitté de la mission, qui est la sienne. Aucun responsable où qu’il se trouve, ne peut voir le désordre prospérer dans son pays sans réagir. Et Boubeye a toute ma confiance.

A quand le remaniement ministériel, dont tout le monde parle, y compris la presse privée de… presse.

Je n’en sais rien ! Et même si je le sais, je ne te dirai rien.

Certains médias parlent de fin janvier prochain…

Ce n’est pas impossible !

Boubeye va-t-il quitter la Primature ?

Je ne sais !

Va-t-il s’agir d’un réaménagement technique ou d’un remaniement en profondeur ?

Je ne sais !

Mr le président, dites-nous, maintenant, ce que vous savez de ce remaniement, dont tout le monde parle

Je n’ai jamais parlé de remaniement ministériel ! C’est vous qui en avez parlé. Et je vous ai dit que je n’en sais rien. Ma réponse reste invariable.

Mr le président, à quand le dialogue avec l’opposition ?
Ce sera le jour où, elle me donnera la preuve de sa bonne foi !

C’est à dire ?

C’est à dire le jour où, Soumaïla Cissé reconnaitra que je suis son président de la République. Et celui de ses militants. Ce jour-là, je lui ferai une offre politique qu’il ne sera pas prêt de refuser.

Propos recueillis par Le Mollah Omar

Source: Canard Déchainé

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