ACTUALITÉSEdito

Algérie – Mali : le Voyage de TIANI – les feux de la mauvaise foi tentent d’embraser l’unité

Meguetan INFOS

Les réseaux sociaux s’agitent, la blogosphère s’échauffe, et les mauvaises langues stridentes à l’unisson. La visite du président du Niger, le Général Abderrahmane Tiani, à Algérie pour deux jours de travail, a suffi à réveiller une vieille spécialité : la suspicion dirigée contre le Mali.

Très vite, les procès d’intention se sont multipliés. Certains parlent de « trahison », d’autres insinuent un abandon du Mali par ses partenaires de l’Alliance des États du Sahel. Une rhétorique facile, mais profondément malhonnête.

Ces détracteurs oublient – volontairement – une vérité essentielle : l’AES est une confédération souveraine. Elle n’est ni une prison diplomatique ni une chapelle idéologique. Chaque État y conserve la liberté pleine et entière de choisir ses partenaires, de conduire sa diplomatie et de défendre ses intérêts, sans ingérence et sans permission.

Pourquoi alors ce tumulte ciblé contre le Mali ?
Pourquoi le silence quand le Burkina Faso entretient des relations sensibles avec la Côte d’Ivoire ?
Pourquoi l’amnésie sélective quand le Bénin, pourtant en opposition ouverte avec le Niger, continue d’entretenir des relations diplomatiques avec Bamako et Ouagadougou ?

La réponse est simple, presque crue : le Mali dérange.
Le Mali résiste.
Le Mali parle haut.
Le Mali est devenu, aux yeux du monde, le frondeur le plus scruté, celui qu’on voudrait voir isolé, affaibli, divisé.

Or, la réalité est toute autre.

La visite du Général Tiani à Alger n’est ni une manœuvre obscure ni un coup contre Bamako. Elle est stratégiquement déterminante pour l’AES :
– décrispation des tensions régionales,
– dialogue sécuritaire face au terrorisme sahélien,
– coopération énergétique et économique,
– repositionnement géopolitique des États du Sahel dans un monde en recomposition.

Et qu’on se le dise clairement : le Mali n’est pas la victime de cette dynamique, il en est le bénéficiaire.
Chaque passerelle ouverte, chaque canal diplomatique activé par un partenaire de l’AES élargit l’espace stratégique du Mali, renforce sa position et consolide l’édifice confédéral.

À ceux qui annoncent l’abandon du Mali, l’histoire répondra.
À ceux qui rêvent de sa marginalisation, la réalité géopolitique opposera un démenti cinglant.

Le Mali ne marche pas seul.
Le Mali ne recule pas.
Le Mali avance, et il avance avec intelligence, dignité et détermination.

Meguetan INFOS – L’information au cœur du combat.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Open

X