Inexorable basculement en faveur du plan d’autonomie : Le Royaume du Maroc marque des points
Meguetan Infos

Le dossier du Sahara Occidental connaît, en ce mois d’avril 2026, une accélération sans précédent qui redessine la géopolitique régionale. Longtemps figé dans une guerre de positions diplomatiques, le conflit semble avoir franchi un point de non-retour. Sous l’impulsion d’une stratégie offensive et multidimensionnelle portée par le Roi Mohammed VI, le Royaume chérifien accumule les ralliements de poids, laissant le Front Polisario et son sponsor algérien dans un isolement croissant.
Le tournant définitif a été amorcé ce jeudi 16 avril 2026. Par une déclaration officielle qui fera date, l’Union Européenne (UE), s’exprimant au nom de ses 27 États membres, a confirmé son soutien total au Plan d’Autonomie marocain. Cette annonce de Bruxelles n’est pas qu’une simple formalité ; elle constitue un consensus massif des capitales européennes qui invitent désormais toutes les parties à négocier sur la base unique de la proposition marocaine.
L’Union Européenne choisit la voie du Maroc
Pour l’UE, la messe est dite : l’autonomie sous souveraineté marocaine est désormais officiellement reconnue comme la «seule issue réaliste et durable» pour la région. Ce ralliement massif du premier partenaire économique du Maroc vient couronner des années de travail de fond et de sécurisation juridique des accords de partenariat entre Rabat et Bruxelles.
La victoire marocaine ne se limite pas au continent européen. Elle s’illustre par un phénomène de «dé-reconnaissance» massive de la RASD à travers le monde. De nombreux pays, autrefois alignés sur les positions héritées de la guerre froide, ont révisé leur jugement au regard de la stabilité du Royaume et de la crédibilité de son offre politique.
À ce jour, on estime que plus de 85 pays à travers le monde ont soit retiré, soit gelé leur reconnaissance de l’entité séparatiste pour adhérer au plan marocain. Sur le continent africain, la tendance est spectaculaire : de nombreux États, dont le Mali tout récemment, ont franchi le pas de la clarté diplomatique. Cette dynamique est particulièrement visible au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) et à travers l’ouverture de consulats étrangers à Laâyoune et Dakhla, qui agissent comme une reconnaissance de facto de la marocanité du Sahara.
L’isolement du Polisario et de l’Algérie
Grâce à cette percée diplomatique, le Polisario se retrouve confiné dans un périmètre de plus en plus restreint, tant sur le plan géographique que politique. Son discours, axé sur des schémas obsolètes, ne trouve plus d’écho auprès d’une communauté internationale qui privilégie désormais la sécurité et le développement économique de la façade atlantique de l’Afrique.
L’Algérie, principal soutien militaire, financier et diplomatique du mouvement séparatiste, voit son influence s’effriter. La décision de l’Union Européenne et le soutien constant de puissances majeures comme les États-Unis, l’Espagne, l’Allemagne et la France (par son appui constant au processus de l’ONU) isolent Alger dans sa posture de rejet du compromis.
Ce soutien européen va-t-il accélérer le règlement final ?
Tout porte à croire que le «oui» massif de Bruxelles agira comme un catalyseur. En éliminant l’option de l’indépendance de l’équation européenne, le Maroc force le processus onusien à se concentrer sur les modalités techniques de l’autonomie.
Le règlement final semble désormais suspendu à la capacité du Conseil de Sécurité de l’ONU à transformer ce consensus international en un cadre de résolution définitif. Avec une Union Européenne alignée, un continent africain majoritairement rallié et des investissements colossaux déjà engagés dans les «Provinces du Sud», le Maroc ne se contente plus de marquer des points : il est en train de clore définitivement le dossier.
MKL
L’Aube



