Cambriolage au Tribunal de Grande Instance de Koulikoro : tout le dispositif informatique emporté
Meguetan infos

Un cambriolage d’une rare ampleur a été perpétré dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 février 2026 au Tribunal de Grande Instance de Koulikoro. L’ensemble du dispositif informatique de l’institution judiciaire a été emporté par des individus non identifiés.
Selon des sources proches du tribunal, l’opération se serait déroulée tard dans la nuit. Ce n’est qu’au petit matin que les autorités judiciaires ont été informées des faits. Les cambrioleurs se seraient introduits par effraction dans plusieurs services, forçant portes et fenêtres à l’aide d’équipements lourds.
Parmi les bureaux ciblés figurent ceux du Président du Tribunal, du Vice-président, du Procureur, du Juge d’instruction ainsi que d’autres services administratifs. Fait notable : seuls les matériels informatiques ont été systématiquement enlevés, laissant le reste du mobilier intact. Une situation qui suscite de nombreuses interrogations.
Des interrogations sur les motivations
Ce vol ciblé soulève des questions sur les intentions réelles des auteurs. Certains observateurs s’interrogent sur une éventuelle tentative de brouillage de pistes concernant des dossiers sensibles en cours de traitement.
Toutefois, à l’ère du numérique, les ordinateurs ne constituent généralement qu’un support d’accès aux données. Les informations judiciaires sont souvent conservées dans des bases de données sécurisées et sur des serveurs externes. Il reste donc à déterminer si des données stratégiques ont été effectivement compromises.
Une enquête ouverte
Une enquête a été immédiatement ouverte afin d’identifier les auteurs et de faire la lumière sur les circonstances exactes de ce cambriolage. Selon nos informations, le gardien de l’établissement aurait été entendu par les services de police dans le cadre des premières auditions.
Les autorités compétentes promettent de communiquer davantage d’éléments au fur et à mesure de l’évolution de l’enquête.
Ce cambriolage intervient dans un contexte où la sécurisation des institutions publiques demeure un enjeu majeur. L’opinion publique attend désormais des réponses claires sur cette affaire qui ébranle l’appareil judiciaire régional.




