La résistance des moustiques : un défi majeur dans la lutte contre le paludisme
Meguetan Infos

Le moustique, principal vecteur du paludisme, n’a jamais cessé d’intriguer chercheurs et acteurs de santé publique. À mesure que les techniques de lutte se perfectionnent – moustiquaires imprégnées, insecticides, pulvérisations intra-domiciliaires – l’insecte semble développer de nouvelles stratégies de défense.
Une capacité d’adaptation impressionnante
Les scientifiques observent une résistance croissante des moustiques face aux substances toxiques utilisées pour les éradiquer. Leur mécanisme de défense, comparable à un système de mutation, leur permet de diversifier les résistances et de contourner les méthodes traditionnelles de réduction. Chaque fois qu’un produit ou une stratégie est déployé, les moustiques semblent trouver le moyen de renforcer leur survie.
Vers une virulence accrue ?
Cette capacité d’adaptation donne parfois l’impression que le moustique devient plus « virulent », plus difficile à combattre, presque animé d’une volonté de nuire à la population humaine. Les conséquences sont graves : malgré les efforts considérables déployés en Afrique, la propagation du paludisme reste préoccupante, et la maladie continue de figurer parmi les plus meurtrières du continent.
Que faire face à cette impasse ?
La question est désormais urgente : comment stopper cette résistance ? Les experts plaident pour une diversification des approches :
Développement de nouveaux insecticides aux modes d’action inédits.
Renforcement de la recherche génétique pour comprendre et anticiper les mutations des moustiques.
Promotion des méthodes alternatives, telles que l’introduction de moustiques stériles ou génétiquement modifiés.
Accent sur la prévention communautaire, avec une utilisation accrue des moustiquaires, une meilleure sensibilisation et un accès rapide au traitement du paludisme.
La lutte contre le paludisme n’est pas qu’une affaire de science, mais aussi de volonté politique, de financement et de mobilisation sociale. Tant que les moustiques poursuivront leur course à l’adaptation, l’humanité devra sans cesse innover pour espérer les devancer.
Nayté