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Inal (Mauritanie): l’histoire d’un massacre qui refuse de tomber dans l’oubli

BBC

Le 28 novembre 2025, plus d’une vingtaine de personnes ont été arrêtées à Nouakchott, la capitale mauritanienne.

Déférées devant le procureur, certaines parmis elles ont été vite relachées le même jour, tandis qu’un groupe de six dont trois femmes ont été maintenus dans l’attente d’être présentés à un juge.

Ce qui sera fait le 05 décembre 2025. Lors de cette audience, le juge les a inculpés pour  »trouble à l’ordre public et participation à une manifestation non autorisée. »

Le magistrat a cependant décidé de remettre en liberté les trois femmes sous garantie, avec obligation de rester à la disposition du parquet, tandis que les trois hommes ont été placés sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter Nouakchott.

Les personnes inculpées sont toujours dans l’attente de leur procès.

Des membres du collectif des victimes du Passif humanitaire mauritanien lors d'une manifestation au siège du Comité des Nations Unies contre la torture à Genève.

Crédit photo,Mena Rights Group

Légende image,Des membres du collectif des victimes lors d’une manifestation à Genève.

Ce fait banal cache pourtant une histoire d’une extrême gravité. Les personnes arrêtées commémoraient un événement sombre de l’histoire contemporaine de la Mauritanie, ayant eu lieu le 28 novembre 1990, jour d’anniversaire de l’indépendance du pays, acquise en 1960.

Parmi les groupes de personnes arrêtées figuraient entre autres, Dieynaba N’diom, Kaaw Lô, Baalal Maïmouna Sall, Jemila Ahmed, Hawa Diallo, Moctar Keita, Moussa Soumaré, Abdallah Ould Mohamed Mahmoud, Moussa Thiam.

Toutes ces personnes voulaient commémorer le massacre d’Inal.

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