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Mali : 30 jeunes avocats formés par l’AJAM

« L’avocat dans l’exercice de sa profession, quelle protection ? », c’est le thème d’un atelier de formation organisée par l’Association des jeunes avocats du Mali (AJAM), le jeudi 17 septembre 2020, à la Cour Suprême du Mali (Bamako), à l’endroit des jeunes avocats du Mali. L’objectif de cette formation est de permettre aux jeunes avocats du Mali de maîtriser d’avantage les règles d’éthiques et déontologiques de la profession. Outre le président de l’AJAM, Me Maxime POMA, cette formation a enregistré la présence du bâtonnier de l’ordre des avocats du Mali, Me Moustapha S.M CISSE, les formateurs Me Daouda BA, Me Mauricette Potier DIALLO, Me Binké KAMITE et des jeunes avocats participants à ladite formation.

Niyel
Dans ses mots de bienvenue, le président de l’Association des jeunes avocats du Mali (AJAM), Me Maxime Poma, a souligné que les jeunes avocats sont à la quête du savoir. « Le but de cette formation est pour nous jeunes avocats de revenir à la source, ressourcer, puiser de la sagesse de nos aînés et de pouvoir aller à la quête du monde, au développement, à la défense et à l’assurance du bien être du jeune avocat », a-t-il dit. Avant d’ajouter que le thème de cette formation est « l’avocat dans l’exercice de sa profession, quelle protection ? ». A ses dires, le choix de cette thématique est de permettre aux jeunes avocats de maîtriser la profession. A l’en croire, 30 jeunes avocats prennent part à la formation. Enfin, il a souhaité la justice pour la paix au Mali. Prenant la parole, le bâtonnier de l’ordre des avocats du Mali, Me Moustapha S.M CISSE, a remercié l’AJAM pour l’organisation de cette formation sur la déontologie de la profession. « On est jamais suffisamment outillé parce que l’avocat le plus talentueux n’est pas forcement celui qui respecte les règles déontologiques, l’avocat le plus éminent n’est pas forcement celui qui est imbu des règles déontologiques, mais celui qui ne respecte pas les règles déontologiques, qui ne s’approprie pas de ces règles déontologiques n’ira pas plus loin, il disparaîtra de la profession. Parce que ce sont ces règles qui font la quintessence de son appropriation du travail mais aussi l’élégance de l’exercice de la profession », a-t-il dit. Selon le bâtonnier, il n’ya pas d’avocat couché, il n’y a que d’avocat débout qui s’assume, qui se respecte et qui fasse l’honneur non seulement de son barreau mais son honneur personnel à travers l’exercice de sa profession. Ainsi, il a encouragé l’AJAM à multiplier ces genres de formation au bénéfice des jeunes avocats. Après les mots de bienvenue, les formateurs ont développé la thématique de l’atelier de formation. Dans son exposé, Me Daouda BA a invité les avocats à respecter les principes essentiels de la profession que sont : la dignité, la conscience, l’indépendance, la probité et l’humanité, l’honneur, la loyauté, la délicatesse, la modération, la courtoisie, le désintéressement, la confraternité et le tact. « Si vous respecter ces principes, vous vous protégez vous-mêmes, vous protégez vos clients et vous protégez l’ordre des avocats », a indiqué Me BA. Selon lui, un manquement déontologique peut entraîner une sanction pénale, disciplinaire mais peut, dans certains cas, être à l’origine d’actions en responsabilité civile devant les tribunaux civils. Quant à Me Mauricette Potier DIALLO, elle a invité les jeunes avocats au respect de leur serment. « Le serment est comme la Bible ou le Coran de l’avocat. Le serment est la première protection de l’avocat », a-t-elle dit. En plus du serment, elle a mis l’accent sur la loi, le secret professionnel, le CAPA (certificat d’aptitude à la profession d’avocat). Comme moyen de protection dans l’exercice de leur profession, Me Mauricette a recommandé aux avocats de travailler en regroupement.

Aguibou Sogodogo

Source: Lerepublicainmali

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