ACTUALITÉSsociété

«Spotlight Initiative» : VALIDATION DU DOCUMENT DE PROGRAMME PAYS

A travers ce programme, les Nations unies et l’Union européenne  travaillent de concert avec le gouvernement malien pour éliminer les violences faites aux filles et aux femmes

La structure «Spotlight initiative» est créée pour assurer la  prévention et donner des  réponses aux violences faites aux femmes et aux filles au Mali entre 2018 et 2023. Huit pays africains, (le Libéria, le Malawi, le Mozambique, le Niger, le Nigeria, l’Ouganda, le Zimbabwe et le Mali) ont été sélectionnés pour formuler des documents de programmes. A l’instar des sept autres pays, le Mali est bénéficiaire, au titre de la première phase, d’une allocation financière qui va permettre de mettre en œuvre des programmes pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles. Le gouvernement malien et le Système des Nations unies ont ainsi tenu, hier, à Azalai Hôtel Salam, un atelier de validation du document de programme pays de l’Initiative Spotlight avec les agences des Nations unies, la délégation de l’Union européenne au Mali, les ministères et les organisations de la société civile.  La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Tièna Coulibaly,  assurant l’intérim du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale . Il avait à ses côtés sa collègue de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Keita Aida M’Bo et  la coordonnatrice humanitaire et coordonnatrice résidente du Système des nations unies (SNU), Mbaranga Gasarabwe.

L’objectif de l’atelier était de procéder à la validation finale du processus de développement de la proposition de programme pays (PRODOC). Les participants ont examiné et validé les résultats produits, les activités, les indicateurs et le budget de chaque pilier. Ils ont aussi formulé des recommandations pour la mise en œuvre et réalisé le consensus autour du document de programme.

A l’ouverture des travaux, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux a affirmé que l’Initiative Spotlight visait à protéger les femmes et les filles contre toutes les formes de violence et assurer une prise en charge des victimes. Elle est dotée d’une enveloppe financière de 500 millions d’euros, dont 250 millions d’euros destinés aux huit pays africains retenus dans le cadre de cette initiative. Le Mali a bénéficié d’un montant de 18 millions de dollars américains pour réaliser un programme comportant six piliers. Ce sont l’amélioration de l’environnement législatif et politique, le renforcement des capacités des institutions nationales en matière d’application de la loi et de planification stratégique, la promotion des normes et valeurs sociales, la disponibilité et l’accès aux services de qualité, la disponibilité de données statistiques quantitatives et qualitatives,  le renforcement des organisations de défense des droits des femmes. Quant à la coordonnatrice résidente du SNU au Mali, elle a révélé que le programme national de l’Initiative Spotlight  va coûter au total  19.322.650 dollars américains pour une première phase de deux ans.  Sur ce montant,  18 millions sont financés par l’Union européenne.  Les femmes et les filles seront protégées contre les violences, y compris les violences sexuelles et celles basées sur le genre ainsi que toutes les pratiques néfastes.

Mme Mbaranga Gasarabwe a salué l’engagement constant du gouvernement  à défendre la cause des femmes et des filles du Mali, avec l’appui des partenaires techniques et financiers. En outre, elle a  indiqué que dans sa première phase, ce programme sera mis en œuvre dans cinq régions du Mali: Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et le District de Bamako, couvrant ainsi une population de 14.148.509 personnes, soit 75% de la population du Mali estimée, selon elle, à 18.957.258 de personnes (projection 2017 INSTAT). Enfin, la coordonnatrice résidente du SNU au Mali a confié aussi qu’après validation dudit document, le programme démarrera dès les premiers jours de 2019 aux fins de protéger et accompagner le plus grand nombre possible de femmes et de filles au Mali.

Mohamed Z. DIAWARA

L’Essor

 

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Open

X