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Visite de Jean Pierre Lacroix au Mali : Le gouvernement réitère sa volonté sur « un changement de paradigme » de la mission de l’ONU

Meguetan Infos

Le gouvernement  Malien a  réitéré  hier mardi, sa volonté  devant le Secrétaire général adjoint  des opérations  de paix des Nations-Unies, Jean Pierre Lacroix, de voir la mission de l’ONU «  changer de paradigme ». Le numéro 2 des  Nations Unies effectue une visite auprès de ces troupes. 

C’est  dans un contexte de tensions entre les autorités maliennes et la MINUSMA  que le secrétaire général adjoint des opérations de paix des Nations-Unies  visite  le Mali. Contexte marqué par la « suspension de toutes les opérations de rotations  des troupes de la mission de maintien de la  paix et l‘expulsion de son porte-parole, Olivier Salgado ». « Il n’existe pas au Mali de sentiment anti-MINUSMA », a  déclaré  le chef du gouvernement  de la transition, Choguel Kokala Maiga, qui recevait  à la Primature le diplomate onusien  en présence de neuf membres du gouvernement.  Lequel estime que le lourd investissement tant humain, matériel, que financier  de l’ONU dans la crise requiert indubitablement  « un changement de paradigme et une évolution de la doctrine des Nations-Unies ».

Avant de poursuivre que  la crédibilité de toute action de l’ONU sur  le  territoire malien se jugera à l’aune de la capacité collective  entre  le Gouvernement du Mali et les Nations-Unies  à assurer « la protection des populations civiles, à lutter contre l’insécurité et le terrorisme, à aider au redéploiement de l’État, au rétablissement de sa souveraineté sur l’ensemble du territoire … »

Le Chef  du gouvernement  est largement revenu sur la  question  des droits de l’Homme dans la lutte contre le terrorisme. Cette  question oppose les autorités maliennes à la mission des Nations-Unies. « Je vous réitère, ici et solennellement, les fortes réserves exprimées par l’État du Mali, quant au mécanisme des droits de l’Homme, sans l’implication de l’État malien », a insisté Dr Choguel Kokala Maïga.  Malgré le renouvellement du mandat le 30 JUIN dernier, le gouvernement malien refuse  toujours de donner son accord  à la section droit de l’Homme de la MINUSMA d’enquêter  sur les  localités où l’armée malienne a mené des opérations de grande envergure  dans la lutte contre le terrorisme. Ainsi, face  aux  demandes des  Nations-Unies  de lever les restrictions afin de permettre la mobilité de ces avions, le premier ministre dira que l’exigence des autorisations instaurées par le gouvernement   relève des mesures de planification et de sécurité nationale. Avant le premier ministre, c’est le ministre des Affaire étrangères, Abdoulaye Diop qui déclarait devant  le secrétaire général adjoint  des opérations  de  paix de l’ONU  que « le Mali ne met pas d’obstacle spécifiquement  pour bloquer les actions de la MINUSMA ».

 ‘’ Les 49 militaires ivoiriens’’

Choguel de rassurer  le diplomate onusien Jean Lacroix que  le  gouvernement a convié la MINUSMA à des échanges pour clarifier certains aspects de la coopération. Ce, afin de créer les conditions propices à la levée de la mesure suspensive de la rotation des contingents de la MINUSMA. Celle-ci a été prise suite  à l’incident né de l’arrivée de 49 militaires ivoiriens à l’aéroport de Bamako. Selon  le chef du gouvernement, les autorités du Mali attendent toujours  de la clarification sur l’arrivée de ces  49 éléments de l’armée ivoirienne par vol civil sans information préalable des autorités compétentes maliennes. « Le Gouvernement du Mali réitère sa demande de clarification des liens légaux ou contractuels entre les militaires ivoiriens concernés, Sahel Aviation Service et le contingent allemand de la MINUSMA », a  indiqué le Premier ministre.

Toujours sur la question des Éléments Nationaux de Soutien (NSE) des pays contributeurs de troupes, il a souligné la nécessité d’une plus grande transparence de la part de la MINUSMA en ce qui concerne ses effectifs en activité sur le sol malien, leurs  conditions de déploiement et de rotations de contingents militaires et civils et des NSE.

Jean Pierre Lacroix a plutôt choisi la voie de l’apaisement en déclarant  que  le moment  est venu de travailler de manière propice pour un retour de l’administration  et la restauration de  l’autorité de l’Etat  sur l’ensemble du territoire national

 Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net

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