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Lettre à grand-père : Il était une fois…

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Il était une fois, une sanglante guerre éclata entre les membres d’une tribu.

 

Ils se battaient tous pour un arbre. Chaque groupe voulait s’accaparer de l’arbre. La guerre était sanglante. C’était devenu une question de dignité pour certains groupes. « Nous sommes les plus puissants. L’arbre doit nous revenir. L’arbre tout entier », disaient certains.

Pour d’autres, ça allait au-delà d’une simple question d’égo. C’était une religion, pouvait-on dire. La guerre avait été héritée. De fils en père et mère en fille. Elle n’était plus qu’une simple histoire d’arbre mais bien plus. « Notre père est mort pour cet arbre. Notre maman a subi tous les affronts avant de mourir seule et à l’exil », décriaient d’autres.

« Nous, nous avons perdu nos frères et nos sœurs. Ils se sont battus jusqu’à leur dernier souffle pour cet arbre. Ils ont donné leur vie pour que cet arbre nous revienne. Ils sont morts pour cet arbre et pour rien au monde, nous laisserons cet arbre à qui que ce soit. Nous allons nous battre pour et jusqu’à la fin de nos vies », pleuraient d’autres.

L’histoire a quitté l’arbre et s’est personnalisée chez plusieurs. L’arbre, on n’en parle plus. Le décompte se fait désormais sur les victoires et les échecs. Oui désormais les groupes se vantent de qui tue plus que qui ? Qui détruit plus que qui ? Et pire, c’est dans ce sens que tout le monde est applaudi et apprécié. Qui a tué le plus !

Or au fond, au tout commencement de l’histoire, en l’arbre, certains voulaient juste pour extraire souvent la sève, d’aucuns, les feuilles, d’autres les fruits, les écorces, quelques racine, le jus du fruit etc. Chaque groupe n’avait besoin qu’une partie de l’arbre mais chaque groupe a demandé son appropriation jusqu’à prendre des armes.

Oui dans un bon dialogue, on aurait pu savoir qui a besoin de quoi en l’arbre et d’un modus operandi pour satisfaire tout le monde mais de par l’ego et l’ignorance, les bruits des armes ont fait taire tous les cris de cœur pour ne faire entendre que la guerre et seulement la guerre. Que c’est triste quand une distance comme les armes, s’installe à la place de la raison. Hélas ! Ma 351ème lettre. A mardi !

Lettre de Koureichy
Source : Mali Tribune

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