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Guerre des ondes contre le Mali : L’apologie du terrorisme sous couverture médiatique

Meguetan Infos

Le champ de bataille sahélien n’est plus seulement physique, il est télégraphié, scénarisé et falsifié sur les plateaux de télévision internationaux.

Nous assistons aujourd’hui à une ruée médiatique d’une violence inédite, une véritable entreprise de déstabilisation psychologique où de grands réseaux d’information se transforment ouvertement en porte-voix de la terreur. Loin de la neutralité déontologique dont ils se parent, ces médias mainstream mènent une guerre de l’information pour provoquer la chute du régime malien et briser l’élan de souveraineté nationale. Pour le lecteur soucieux de vérité, il convient de démonter les rouages de cette complicité flagrante.

Les visages de la manipulation s’allongent de jour en jour, allant de Paris à Riyad. La stratégie de ces agresseurs par la parole cinglante repose sur la création de récits alternatifs visant à blanchir les criminels et à diaboliser les Forces Armées Maliennes (FAMa).
Dans ce dispositif structuré, certains visages se distinguent par leur acharnement, d’autres par leur mépris quasi raciste.
Sur les chaînes du service public français, notamment France 24 et TV5 Monde, le chroniqueur Wassim Nasr s’est mué en un analyste quasi officiel du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM), avec des temps d’antenne record et sans aucune contrariété à lui aposer. En relayant en temps réel les communiqués de la nébuleuse djihadiste, en décortiquant leurs vidéos de propagande, carte à l’appui, et avec une complaisance manifeste, il est suspecté de légitimer en biais leurs gains tactiques apparents et la bonne cause qu’ils poursuivent à travers le vocable de djihadisme. Ce type de journaliste ne fait plus de l’information : il fait de l’apologie pour le djihadisme par la terreur des terroristes et mercenaires recrutés et avec qui il est en contact permanent. Au vu et au su des autorités françaises complaisantes. Comment peut-il avoir le culot de présenter des colonnes de tueurs fanatiques en opposants bon chic bon teint, séparatistes de l’ex Cadre Stratégique Permanent (CSP) et de la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad), devenu le FLA (Front de Libération de l’Azawad) ? Comme des Qu’ils soient qualifiés de «rebelles» ou d’«opposants armés», cela relève d’une falsification sémantique criminelle.
Cette entreprise d’ingérence n’est plus le monopole de l’Occident. Les réseaux moyen-orientaux à l’image d’Al Jazeera ou d’Al Arabiya participent désormais activement à cette curée médiatique. Le cas récent d’Ibrahim Moustapha, correspondant d’Al Arabiya (télévision d’État saoudienne), est à cet égard une preuve absolue de dérive. Entré illégalement sur le territoire malien en violation flagrante de notre souveraineté, ce prétendu journaliste a opéré en complicité directe avec des groupes armés terroristes pour fabriquer des reportages à charge. Cette infiltration, fermement dénoncée par le Ministère des Affaires étrangères auprès des autorités de Riyad, démontre que la déontologie est piétinée pour servir des agendas géopolitiques obscurs, au risque de détériorer des relations bilatérales historiquement amicales.
Pourquoi une telle ruée médiatique ?
Pour comprendre cette hostilité globale, il faut lever le voile sur les véritables motivations de ce cartel de presse. La raison de cette haine médiatique est simple : le Mali a osé briser les chaînes de la dépendance.
En diversifiant ses partenariats stratégiques avec la Russie, la Chine et la Turquie, et en chassant les forces d’occupation occidentales, Bamako a créé un précédent intolérable pour l’ordre impérialiste. Pour la France et ses alliés de l’OTAN, la réussite de la Transition malienne et la montée en puissance de la Confédération des États du Sahel (AES) représentent une menace existentielle pour leur influence sur les ressources africaines.
Les puissances financières qui contrôlent ces grands groupes de presse – qu’elles soient basées à Paris, à Doha ou à Riyad – utilisent l’arme médiatique pour créer un climat de chaos mental. Le but est de saturer l’espace public de fake news, d’inverser les rôles en présentant les agresseurs en victimes et l’armée régulière en force d’oppression, afin de briser le moral des troupes et de pousser les populations à la révolte. Les réseaux sociaux, loin de corriger le tir, agissent comme des chambres d’écho de cette manipulation, propageant l’amalgame et la confusion parmi les citoyens.
Face à cette offensive asymétrique, le peuple malien et ses dirigeants doivent opposer une vigilance absolue et une riposte éditoriale offensive. Le journalisme de connivence, qui héberge des idéologues de la terreur et valide des reportages clandestins, doit être traité pour ce qu’il est : une arme de guerre.
Le Mali ne se laissera pas intimider par des mercenaires du micro et de la plume. La dénonciation des manquements d’Al Arabiya et la suspension des médias diffuseurs de haine sont des actes de légitime défense informationnelle. Face au cynisme des agences internationales du crime organisé scriptural, l’unité sacrée autour des FAMa reste notre seule boussole. La souveraineté se défend sur le terrain, elle se protège aussi sur les médias et les réseaux sociaux X ou Facebook ou Youtube.
M.K.L.

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