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Koulikoro : une femme asperge de l’huile brûlante sur sa coépouse

Meguetan INFOS

Koulikoro, ce 20 avril 2026, un drame d’une extrême violence s’est produit ce dimanche dans le quartier Souban à Koulikoro, où une altercation entre coépouses s’est transformée en une agression grave, laissant une femme entre la vie et la mort.

Selon des témoignages concordants, l’incident trouve son origine dans une dispute liée à la gestion des enfants du foyer. Dans cette concession de la famille Bah, les relations entre les deux épouses, Diarassou Traoré et Fatoumata Bagayoko, étaient déjà marquées par des tensions récurrentes.

Dans la matinée, aux environs de 09 heures, une vive altercation éclate entre les deux femmes. Cris, invectives et menaces rythment la scène, attirant l’attention du voisinage. Comme souvent dans ce type de conflit, plusieurs voisins interviennent pour tenter de calmer les protagonistes, mais leurs efforts restent vains.

Selon certaines sources, le mari, Modibo Bah, habitué à ce type de disputes, n’aurait pas réussi – ou pas tenté – d’imposer son autorité, estimant que toute intervention serait inefficace.

Après une accalmie apparente dans la journée, la situation bascule en début de soirée. Aux environs de 21 heures, Fatoumata Bagayoko serait passée à l’acte de manière préméditée.

D’après les éléments recueillis, elle aurait mis de l’huile à chauffer jusqu’à atteindre une température élevée, avant de se diriger vers sa coépouse, alors assise et sans méfiance. Sans échange préalable, elle lui aurait versé l’intégralité du liquide brûlant sur le corps.

La scène, d’une brutalité extrême, provoque des cris de douleur insoutenables. La victime s’effondre, gravement brûlée, sous le choc.

Dans un climat de panique, le mari tente d’organiser l’évacuation de la victime vers une structure sanitaire. Mais selon les témoignages, la présumée agresseure se serait enfermée dans sa chambre, refusant d’ouvrir malgré les injonctions.

Il aurait fallu que le mari force la porte pour reprendre le contrôle de la situation. La victime est finalement transportée en urgence au centre de santé de référence de Koulikoro, où elle est admise en soins intensifs. Son état est jugé critique par des sources médicales.

Après son geste, la mise en cause prend la fuite, laissant derrière elle une scène de désolation. Alertés, les éléments du commissariat de la Gare de Koulikoro, sous la direction du Commissaire principal Jean Antoine Samaké, se rendent sur les lieux pour procéder aux constatations.

Une opération de recherche est rapidement lancée. Grâce à des renseignements et à une mobilisation des équipes, la suspecte est finalement localisée et interpellée le mardi matin dans une maison appartenant à un proche, située non loin du commissariat.

Placée en garde à vue, la suspecte a été entendue par les enquêteurs avant d’être déférée devant le procureur de la République. Elle devra répondre de faits extrêmement graves, assimilables à une tentative d’homicide volontaire.

Le mari, également entendu par les services de police, serait connu pour des différends récurrents dans son foyer, souvent signalés aux autorités.

À Koulikoro, l’émotion est vive. Ce drame relance le débat sur les violences domestiques, les tensions dans les foyers polygames et le rôle des chefs de famille dans la gestion des conflits internes.

Beaucoup s’interrogent :
Qu’est-ce qui peut pousser une personne à un tel niveau de violence ?
Le drame aurait-il pu être évité avec une intervention plus ferme ou précoce ?

À l’heure actuelle, la victime reste hospitalisée sous surveillance médicale stricte. Sa survie dépendra de l’évolution de ses brûlures, décrites comme graves.

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