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Ramadan : Ça va mieux en le disant

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Le ramadan est l’un des 5 piliers de l’islam qui vient après la chahada, profession de foi au prophète, Mohamed (PS L), la prière et l’aumône légale.

Selon Cheick Hamahoullah Sow (Islamologue), en l’islam, le ramadan est une tradition retransmise par les prophètes véritablement envoyés par Allah de génération en génération. Le ramadan ne date pas du prophète Mouhammed (PSL). Les prophètes et messagers bien avant lui comme Adam, Abraham, Moïse, Jésus… ont tous invité leurs peuples respectifs à jeûner pour dominer leur passion, maîtriser leur pulsion et pour pouvoir s’élever spirituellement.

Le jeûne du mois de ramadan selon la tradition islamique, a pris une autre forme avec la dernière révélation divine faite à Mouhammad. Il consiste à s’abstenir de manger, de boire, et d’avoir commerce charnel et ce, de l’aube au coucher du soleil pendant 29 ou 30 jours.

Au cours de la 2è année de l’hégire, à Médine, alors que la communauté musulmane se constituait en société organisée, le jeûne du mois de ramadan a été prescrit aux musulmans. Il s’impose à tous les musulmans avec des restrictions qui tiennent compte de la faiblesse de l’être humain.

Les malades, les voyageurs, les femmes en période de menstruations, enceintes ou allaitantes, les personnes âgées et les enfants pré pubères qui ne pourraient supporter le jeûne qu’avec grande difficulté en sont dispensés.

En islam le jeûne a été prescrit pour une élévation spirituelle, pour penser à l’essentiel de notre existence qui consiste à atteindre la satisfaction d’Allah pour vivre éternellement dans la félicité après cette vie terrestre. C’est pourquoi la force spirituelle est la clé de la réussite de jeûne.

Le ramadan est une école de vie qui enseigne la patience l’endurance et la persévérance, une école qui éduque le croyant à ne plus être l’esclave de ses désirs et de ses plaisirs, à se contrôler, se former et réformer son comportement.

Celui qui, durant le ramadan, s’est éloigné de ce qui est haram, est capable de s’en éloigner après le ramadan.

À en croire, l’Imam Sow de la 3ème mosquée d’Hamdallaye, un autre objectif réside dans le concept des relations humaines. L’homme apprend le partage, la générosité et la solidarité avec les plus démunis de la société, il apprend à partager avec autrui. Le ramadan permet également aussi aux plus nantis de vivre pendant 30 jours ce que les pauvres vivent toute l’année.

« Le jeûne ne doit pas être un fardeau. Celui qui est incapable de jeûner à cause d’une maladie ou qui est en voyage peut s’abstenir et rattraper les jours ratés après. La pierre angulaire des prescriptions islamiques se base sur la facilité et non pas sur la difficulté. L’islam ne rendre pas la vie difficile et compliquée à ses adeptes. Bien au contraire. C’est une religion de l’aisance qui cherche à rendre l’être humain heureux dans sa vie », affirme Sow, avant de conclure : « il est préférable pour un musulman de dire bon ramadan plutôt que bon carême ».

Le carême n’est pas synonyme de ramadan. Le carême est une période de spiritualité essentiellement pour nos frères chrétiens, une période de 40 jours qui précède la fête de Pâques, c’est la préparation d’une fête et le souvenir d’un évènement.

Il est donc mieux de se souhaiter en tant que musulmans, avec des termes islamiques, bon ramadan, ramadan Mubarak, ramadan Karim…

Bintou Diawara

Mali Tribune

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