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Marche arrière enclenchée: Trump revient sur sa menace d’interdire les exportations de diesel vers l’Europe

Meguetan Infos

La perspective d’une interdiction des exportations américaines de diesel vers l’Europe semble s’éloigner. Après avoir menacé ses partenaires de l’Union européenne de recourir à ce mécanisme, Donald Trump a balayé cette approche vendredi à la Maison Blanche. Le président des États-Unis a salué le prélèvement coordonné au sein du G7 de jusqu’à 100 millions de barils de diesel et pétrole brut pour faire baisser la pression sur les prix à la pompe.

L’Europe a “très bien fait” de puiser dans ses réserves de gazole, comme le réclamait Washington, a jugé le républicain devant la presse avant de monter à bord de l’hélicoptère présidentiel. Il a ensuite assuré qu’une interdiction des exportations de ce carburant n’avait “jamais vraiment été sur la table”.

Le G7 (qui réunit les chefs d’État et de gouvernement de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni) a décidé vendredi que ses membres puiseraient dans leurs réserves jusqu’à 100 millions de barils de diesel et pétrole brut dans les quatre mois à venir afin de tenter de faire baisser les prix.

Des stocks “substantiels” de gazole vont être mis sur le marché dans les 20 prochains jours, selon une déclaration des pays membres du G7, qui n’excluent pas de “discuter de la possibilité” de débloquer des réserves “additionnelles”.

Augmenter l’offre

Cette initiative vise à augmenter l’offre de combustibles pour soulager la pression exercée sur les prix des carburants. Les attaques ukrainiennes sur les infrastructures énergétiques russes et le verrouillage du détroit d’Ormuz par l’Iran pénalisent en effet grandement la production mondiale de gazole.

Téhéran a paralysé le détroit d’Ormuz en réaction à l’offensive israélo-américaine lancée le 28 février dernier contre la République islamique. Cette guerre et ses conséquences économiques sont impopulaires aux États-Unis et la hausse des prix des carburants constituent donc une épine dans le pied du président à l’approche des élections de mi-mandat, le 3 novembre. Donald Trump avait fait de l’amélioration du pouvoir d’achat l’une de ses priorités lors de sa campagne victorieuse de 2024.

Source: https://www.7sur7.be/

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