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Mali : un nouveau statut pour les villages et quartiers qui renforce l’autorité coutumière et la gestion locale

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Le Mali vient de franchir une étape importante dans son organisation territoriale. Par l’ordonnance n° 2026-020/PT-RM du 11 août 2026, l’État a adopté un nouveau statut pour les villages, fractions et quartiers, remplaçant la loi de 2006. L’objectif est de moderniser la gestion de proximité tout en ancrant solidement l’autorité dans les réalités coutumières.

Le Mali vient de franchir une étape importante dans son organisation territoriale. Par l’ordonnance n° 2026-020/PT-RM du 11 août 2026, l’État a adopté un nouveau statut pour les villages, fractions et quartiers, remplaçant la loi de 2006. L’objectif est clair : moderniser la gestion de proximité tout en ancrant solidement l’autorité dans les réalités coutumières.
La désignation des chefs de localité s’affranchit désormais du vote. Elle se fonde sur les coutumes et traditions, l’administration venant valider le choix après consultation des notabilités. Pour garantir la stabilité, les conseillers sont également désignés selon ces usages, sans durée de mandat fixe, assurant une continuité que le système précédent peinait à offrir.
Le chef de village ou de quartier voit son rôle considérablement renforcé. Reconnu comme le représentant officiel des populations, il se voit confier des missions de service public essentielles (maintien de l’ordre, hygiène, conciliation, recensement, etc.). En contrepartie, il bénéficie désormais d’indemnités, d’une protection juridique et d’un insigne distinctif.
Autre avancée majeure : l’instauration d’un recensement obligatoire pour tout résident présent depuis au moins six mois. La création d’un cahier de recensement et d’un carnet de famille offre enfin aux localités des documents d’identification de référence.
Le conseil local conserve un rôle consultatif clé sur les questions de développement (agriculture, foncier, équipements). Le texte encadre également avec précision les procédures de sanction, de révocation ou d’intérim (assuré par la coutume ou le conseiller le plus âgé), ainsi que les fusions ou changements de nom des localités.
En somme, cette ordonnance dote les entités de base d’outils concrets pour mieux connaître et servir leurs habitants, en réconciliant avec pragmatisme la tradition et l’efficacité administrative.

Bouba/Malijet.com

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