Koulikoro : les femmes travailleuses réunies pour lutter contre la précarité, la discrimination, les violences et le harcèlement
La deuxième édition de l’Académie des femmes travailleuses du Mali s’est ouverte le jeudi 20 août 2026 à Koulikoro, autour du thème : « Femmes travailleuses, actrices du changement dans le monde du travail : quelle contribution dans la lutte contre la précarité, la discrimination, la violence et le harcèlement ? »
Organisée conjointement par les deux grandes centrales syndicales du Mali, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) et la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM), avec l’accompagnement de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung, cette rencontre de quatre jours se veut un cadre d’échanges, de réflexion et de renforcement des capacités des femmes travailleuses.
Après une première édition tenue à Kayes en 2024, l’Académie pose cette année ses valises dans la cité du Méguétan. Elle entend placer les femmes au cœur de la recherche de solutions aux difficultés qui entravent leur épanouissement dans le monde du travail, notamment la précarité de l’emploi, les discriminations, les violences et le harcèlement en milieu professionnel.
La cérémonie d’ouverture, tenue dans la salle de conférence du Gouvernorat de la région de Koulikoro, était présidée par le Gouverneur de la Région, le Colonel El Hadj Lamine Kapory SANOGO, en présence des responsables des deux centrales syndicales, Yacouba KATILE et Ousseny Amion GUINDO, ainsi que de nombreuses participantes venues de différentes localités du Mali et de Koulikoro.
L’un des faits marquants de cette deuxième édition réside dans la mise en commun des efforts de l’UNTM et de la CSTM autour d’une même initiative en faveur des femmes travailleuses.
Pour le Gouverneur de la Région de Koulikoro, cette collaboration entre les deux centrales constitue un exemple à encourager. « Cette collaboration constitue un bel exemple de coopération en faveur des travailleurs et du renforcement du dialogue social », a-t-il déclaré, saluant ainsi l’engagement des organisations syndicales dans la recherche de solutions aux préoccupations du monde du travail.
Les responsables syndicaux ont, pour leur part, appelé les participantes à faire de cette académie un véritable espace de réflexion et de propositions.
S’adressant aux participantes, le responsable de la CSTM, Ousseny Amion GUINDO, a souligné qu’elles représentent les femmes travailleuses qui n’ont pas eu la possibilité de prendre part à ces assises. Il les a ainsi invitées à porter leurs préoccupations et celles des autres femmes du monde du travail.
De son côté, le responsable de l’UNTM, Yacouba KATILE, a placé l’accent sur la nécessité de transformer les réflexions en actions concrètes. « À travers les travaux qui s’ouvrent aujourd’hui, nous attendons de vous, chères participantes, que vous analysiez ces réalités, que vous identifiiez des réponses concrètes et que vous renforciez vos capacités d’action », a-t-il insisté.
Les deux responsables ont également salué l’accompagnement constant de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung, partenaire des centrales syndicales dans plusieurs initiatives en faveur des travailleurs maliens.
Après la cérémonie officielle d’ouverture, les travaux de fond ont véritablement débuté ce vendredi 21 août au Centre Marie Delhez de Souban, dans un cadre décrit comme convivial et participatif.
Durant les trois jours de formation, les participantes abordent les différentes dimensions du thème central de l’Académie. Elles sont appelées à analyser les réalités vécues par les femmes dans le monde professionnel, à identifier les obstacles à leur pleine participation et à réfléchir à des réponses adaptées.
L’objectif est de permettre aux participantes de repartir avec une meilleure compréhension des enjeux, mais également avec des capacités renforcées pour agir en faveur d’un environnement de travail plus équitable, plus sûr et plus respectueux des droits des femmes.
Au-delà des échanges et de la formation, cette deuxième édition ambitionne donc de faire des femmes travailleuses de véritables actrices du changement, capables de contribuer à la lutte contre les différentes formes de précarité, de discrimination, de violence et de harcèlement qui persistent dans le monde du travail.
À Koulikoro, l’Académie des femmes travailleuses apparaît ainsi comme une nouvelle étape dans la construction d’une dynamique syndicale commune, où la réflexion collective des femmes peut déboucher sur des propositions concrètes en faveur de leur épanouissement professionnel et de l’amélioration de leurs conditions de travail.
Nayté




