Edito : Déjà Sept ans mais l’envol de Le Pélican rencontre des écueils !
Meguetan Infos

Le vendredi 09 octobre 2026, Le Pélican a bouclé dans l’intimité et la sobriété, parce que la conjoncture économique et sécuritaire du Mali nous y oblige, ses sept ans d’existence.
Sa première parution (le numéro 000) a été mise dans les kiosques, un mercredi 09 octobre 2019. Désormais votre hebdomadaire préféré, après les 09 courants, va rentrer dans sa huitième année ! La rédaction souhaiterait organiser une fête grandiose. Mais elle n’est pas en mesure de le faire. Notamment, à cause des conditions économiques et financières très catastrophiques que l’ensemble de la presse écrite malienne traverse depuis déjà plus d’une décennie. Mais nous espérons, par la grâce d’Allah, que la situation va s’améliorer afin que nous puissions fêter, encore et encore, une quantité d’autres anniversaires. Evidemment avec nos lecteurs, annonceurs et partenaires dont l’appui financier nous est indispensable!
Dans notre édito de lancement, nous avions promis à nos lecteurs et annonceurs que « Le Pélican » ne sera pas un journal de plus dans le répertoire des publications au Mali. Nous avions également promis que le canard va inlassablement œuvrer pour la satisfaction de son lectorat : dans la publication de plus d’articles d’analyses sociopolitiques objectives mais aussi de rubriques diverses. Avec ces sept années de parcours, même si c’est au lectorat d’en juger le contenu, notamment la ligne éditoriale du journal, nous estimons en toute humilité que nos promesses se tiennent.
Tout compte fait, malgré que le chemin est plein d’embûches, « Le pélican », va s’efforcer de continuer inexorablement son envol avec espérance et dans la résilience. Nul doute que la ligne éditoriale de « Le Pélican » dérange certains animateurs de la vie sociopolitique de notre pays. De même que certaines de nos analyses et points de vue sur les questions de la nation dérangent parfois les décideurs, guère habitués à ce que d’autres voix leur portent la contradiction pour exprimer leur avis : que chacun reste à sa place, semblent-ils penser !
En respectant ce postulat, la nôtre doit se cadrer dans le « politiquement correct », sans aucune critique, même objective ! Autrement dit, les Princes du Jour veulent que nous taisions toutes critiques sur leurs gestions publiques. Mais cela va à l’encontre de notre noble mission : d’information, d’alerte, d’éducation du lectorat, dans le respect de l’éthique et la déontologie! D’autant que, en choisissant notre métier de journalisme, nous (les rédacteurs) avons aussi opté d’être plus objectif, mais aussi et surtout d’être toujours aux côtés des plus faibles afin de servir de sentinelle et d’alerte face à toutes éventuelles dérives des gouvernants (décideurs politiques).
Pour ce faire, nous ne devons pas nous lasser s d’aller crever l’abcès là où il peut se trouver. Mais le contexte sociopolitique actuel nous contraint d’observer un bémol ! A cette fin, nous tenons à réitérer notre engagement ferme de demeurer constant, malgré l’observation de ce bémol, avec notre ligne éditoriale. Dont nous avons décidé qu’elle soit indépendante et libre. C’est pourquoi, nous n’abandonnerons à aucun prix l’espace d’expression que nous disposons. Car, celui-ci représente pour nous, la quintessence même de notre existence sur la scène médiatique malienne, même internationale.
Toutefois, nous ne cesserons de le rappeler, l’indépendance de la presse malienne ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat. Oui, la presse malienne doit être soutenue et bien subventionnée ! Que les autorités de la Transition soient convaincues d’une chose, cette indépendance ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat ! Cela est d’autant normal que la presse écrite est un principal fournisseur de service public. Si cela est une évidence, l’aide à la presse doit vraiment cesser d’être la charité du prince du jour. Mais surtout cette aide, afin que les médias sortent de la précarité et de l’influence néfaste des uns et des autres, doit être indexée au budget national. Vivement la satisfaction de cette requête, jusque-là ignorée de nos autorités !
A moins de trois mois de la fin de l’année 2026, la Rédaction de « Le Pélican », profite de la célébration de l’anniversaire, pour souhaiter, par anticipation, une bonne et heureuse année 2027 à vous tous (toutes), chers amis lecteurs, partenaires, annonceurs, mais aussi à tout le peuple malien, très résilient. Vive nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité ! Puisse le Mali, notre Patrie, recouvrer à nouveau, dans la paix et la quiétude, l’entièreté de son intégrité territoriale ! Puisse Allah nous donner la chance de voir l’année 2027 en pleine forme ! Bon anniversaire et bon vent à l’hebdomadaire Le Pélican !
Vivement le huitième !
Gaoussou Madani Traoré, DirPub



