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Yamoussa Camara à propos des arrestations de SBM et de Moussa Diawara : « M’accuser équivaut à insulter la justice… »

Par Le Démocrate

Les arrestations des deux ‘’ intouchables’’ ex-patrons de la sécurité d’Etat, Soumeylou Boubèye Maïga et du général Moussa Diawara, défraient la chronique et des commentaires vont bon train. Dernière ces arrestations, certains voient la main cachée du général de division Yamoussa Camara, nommé récemment Secrétaire permanent du Conseil de la sécurité nationale (Csn). Dans un entretien accordé à votre journal préféré ‘’ Le Démocrate Mali’’ la semaine dernière, l’intéressé qui avait lavé son affront et fait des révélations effrayantes sur ces deux personnalités dans son ouvrage intitulé ‘’ Ma part de vérité’’,  dément catégoriquement toute implication dans leur incarcération.      

« C’est vrai que dans mon ouvrage, j’ai étalé au grand jour les agissements malsains de ces deux hommes (Soumeylou BoubèyeMaïga et général Moussa Diawara), mais je ne suis pas mêlé ni près ni de loin à leur arrestation par la justice », a déclaré d’entrée jeu le général Yamoussa Camara connu pour son franc parler. Avant de poursuivre : « ceux qui citent mon implication dans leur arrestation insultent la justice malienne. Je suis qui pour avoir le pouvoir de mettre un tel ou tel en prison ? Qu’on arrête d’insulter la justice malienne qui regorge en son sein des juges et des magistrats patriotes, intègres et très honnêtes. ».

A l’en croire, si on se réfère sur le rapport du vérificateur général les faits de détournement dans l’affaire de l’achat présidentiel et l’acquisition des matériels militaires sont probables. « Cette affaire qui date de 2014 m’a trouvé en prison. Et si aujourd’hui la cour suprême a décidé de donner un coup d’accélérateur à ce dossier de détournement des milliards de FCFA du contribuable de la loi de programmation militaire (LPM), un dossier dont l’éclatement de la vérité tient vraiment l’ensemble des Maliens à cœur, en interpellant les anciens ministres de la défense et celui de l’Economie et des finances, j’ai quoi à avoir dedans », s’interroge-t-il, avant de jurer la main sur le cœur : « Je n’en suis pour rien ; absolument rien.».

Idem pour le cas Diawara

Moussa Diawara, l’ancien directeur de la Sécurité d’État sous Ibrahim Boubacar Keïta, a été arrêté et inculpé pour « complicité de séquestration et d’enlèvement » dans l’affaire de la disparition de Birama Touré. « J’ai quoi à avoir dans ce nouveau rebondissement dans l’affaire de la disparition de votre confrère. J’y gagnerai quoi à m’immiscer dans cette affaire », s’interroge-t-il. Avant de laisser entendre : « C’est vrai que je suis contre toute forme d’impunité. Quand on commet des délits, il revient à la justice de dire le droit. Seuls les juges et les magistrats ont droit à dire le droit et à punir les fautifs… ».

Avec plus de 37 ans d’exercice de métier d’arme, faut-il le rappeler, Yamoussa Camara est un officier supérieur qui a démontré ses preuves sur le terrain de guerre. Grand intellectuel, géomancien de taille, humble et très discret et véridique, le Général Camara a été enfermé plus de sept(7) longues années dont quatre(4) passées à l’isolement à Markala dans l’affaire dite « des bérets rouges » pour complicité d’enlèvement, séquestration et assassinats de 21 bérets rouges. Il a eu la malchance d’être à l’époque ministre de la Défense quand les bérets rouges ont tenté de faire un contre coup d’Etat contre Amadou Haya Sanogo et acolytes. La suite on la connait. L’affaire a été éteinte sans jugement en application de l’accord d’entente nationale. Blessé dans son honneur et sa dignité, Yamoussa lave son affront en pondant un ouvrage dénommé ‘’ Présumée Coupable, ma part de vérité ». Cet ouvrage il tire à boulets rouges sur  l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga et l’ancien patron de la Sécurité d’Etat  général Moussa Diawara.

A.Touré

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