vendredi , 26 février 2021
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Enseignement supérieur : Le CNECSUP met en demeure le SNESUP d’organiser un congrès statutaire

Le monde de l’Enseignement supérieur connait désormais lui aussi un bicéphalisme syndical. Pour cause, un collectif né agissant au nom des enseignants-chercheurs sous le nom de Collectif des enseignants chercheurs du Mali (CNECSUP) est dans une logique de contradiction de la faîtière mère, qu’est le Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SNESUP). Celui-ci accuse le syndicat mère de manque de dynamisme et de vivacité dans le combat syndical.

Ainsi pour mettre la pression sur le SNESUP, les initiateurs et membres actifs dudit collectif ont animé le jeudi dernier un point presse pour décliner leur plan d’action. C’était à la Faculté de droit public, ex ENA. Ainsi, pour la circonstance, le Dr Sékou Amadou Traoré était accompagné de Hamadoun Bocar Kanfo et de Mme Traoré Ramatou Koné.

Dr Traoré dans sa déclaration dira que le mandat du CEN-SNSUP a expiré depuis 2012. Mais compte tenu du coup d’État et des revendications en cours en ce moment, une assemblée générale n’a pu se tenir à la date retenue. Dès lors, « le bureau actuel dirigé par Dr Abdou Mallet ne cesse de donner des arguments fallacieux pour se maintenir sur place sans organiser le congrès qui est la seule instance pouvant élire un nouveau bureau » a-t-il dit.

Compte tenu cet état de fait, depuis juillet 2020, le CNECSUP s’est insurgé contre le CEN-SNESUP, en lui demandant d’organiser le congrès au plus tard en octobre 2020. Ce qui n’a pas été le cas. C’est pourquoi, le collectif avait tenu une dernière assemblée générale le 19/ septembre 2020, à travers laquelle, il a adressé une lettre au ministre de la Fonction publique. Celle-ci demandait au département d’exiger du CEN-SNESUP l’organisation du congrès au plus tard fin décembre 2020.

Aussi, le collectif pense le CEN-SNESUP fait de la rétention de l’information. Ce fut le cas du procès-verbal de conciliation du 7 janvier 2021, à la suite des négociations conclues avec le gouvernement. Sur ces points, le CNECSUP pense que la faîtière mère a largement contribué à flouer les enseignants-chercheurs du Mali. D’où la raison de l’engagement et de la détermination du Collectif à rétablir les choses dans le but de sauvegarder les intérêts des enseignants-chercheurs.

Diakalia M Dembélé

Source: 22 Septembre

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