mercredi , 25 novembre 2020
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Citoyenneté: Le coordinateur du Projet de redevabilité publique et participation des femmes au Mali (RPPFM) présente son projet.

 

Le projet RPPFM est un outil de la société civile dont la mission principale est de veiller aux services publics afin d’exiger les autorités une restituions sur les activités publiques, avec une participation massive des femmes et filles dans cette démarche citoyenne. Cela dans le but d’améliorer le développement socioéconomique au Mali.  Pour tout savoir plus sur le projet redevabilité publique et participation des femmes au mali (RPPFM), Meguetan INFOS a rencontré en exclusivité, son coordinateur du dit projet au niveau de la région de Koulikoro M. Amidou Coulibaly.  

Meguetan INFOS :   pouvez-vous nous expliquer ce que c’est le projet RPPM ?

Mamadou Coulibaly : Le projet RPPFM, est un projet permettant aux femmes de participer aux services publics de la vie en communauté, à travers les groupements des femmes, les comités de veilles dans les quartiers dont la mission reste de veiller à la bonne gouvernance, la gestion saine et juste des biens publics.

MI : ses objectifs ?

M.C : Notre objectif vise principalement, la formation sur la bonne gouvernance à l’amélioration du bien-être socioéconomique des femmes et des filles par la livraison du service public au Mali.

MI : Pourquoi le projet a mis un accent particulier sur la participation des femmes ?

M.C : dans la société les femmes jouent un rôle incontournable. Avec ces pratiques de veille citoyenne, on aura une bonne gestion et gouvernance sur le plan sanitaire, éducatif, sécuritaire, alimentaire et économique.

MI : Existe-il d’autres structures avec lesquelles vous travaillez ?

M.C : Bien sûr !  On a besoin des résultats pour atteindre nos objectifs. Pour cela on travaille avec le conseil national de la société civile, le bureau du vérificateur général (BVG) et le service du pôle économique et financier (PEF)

MI : Votre collaboration avec le BVG et le service du pôle économique et financier s’inscrit dans quel cadre ?

M.C :  Le Projet RPPFM apporte un appui au BVG en formation et les matériels pour pouvoir bien mener sa mission, qu’on appelle, appui institutionnel et le renforcement des capacités du BVG. Une politique mise en œuvre par le gouvernement du Mali pour une surveillance améliorée.

MI : Et avec le conseil national de la société civile ?

M.C : Le projet RPPFM, vient aussi en appui aux organisation de la société civile, à travers les formations sur la bonne gouvernance et faciliter la participation de celle-ci à la veille citoyenne. Cela par la mise en place des comités de veille citoyenne (CVC) existant dans les quartiers des différentes communes d’intervention du projet en plus des organisations féminines pour la promotion d’une gouvernance inclusive.

MI :  Est-ce que le RPPM procède des contrôles comme le BVG et PEF ?

M.C : Non, notre rôle est d’accompagner ces structures (BVG et PEF), à travers les formation de renforcement de capacités et matériels qu’ils faut pour parfaire leur mission. Car notre objectif c’est de la bonne gouvernance, la bonne gestion des biens de l’Etat.

MI : Est-ce que le projet concerne uniquement les femmes ?

M.C : Le projet veut une participation massive des femmes comme les hommes, pour des questions de développement et de gouvernance de la communauté.

MI : Les formations du projet portent sur quoi essentiellement ?

MC : la formation porte sur plusieurs modules, notamment les principes de fonctionnement d’un Etat, le droit des personnes, le devoir d’un citoyen, le droit et devoir des citoyens, comment un citoyen peut accéder aux informations publiques, droit des femmes, droit des enfants et surtout la bonne gouvernance?

MI : Le projet concerne seulement, les femmes des centres urbains ?

M.C : Le projet concerne toutes les femmes sans exception géographique. La preuve en est que le projet opère dans 60 communes au Mali, dont la région de Koulikoro compte 13 communes. Et ces communes sont constituées des communes urbaines et celles rurales.

MI :  En fin, Avez-vous un appel à lancer à l’endroit de votre zones intervention ainsi que tous les maliens ?

M.C : L’appel que j’ai à lancer est que, si on parle de bonne gouvernance et qu’on veut aussi une bonne gouvernance, Cela passe forcément par  l’implication de nous tous, en respectant les règles édictés, s’acquitter de ces devoirs civiques. En fin il faut revendiquer son droit, et obliger les services publics à une explication justifiant la gestion saine, bonne et juste des biens publics. Tel doit être le comportement de tous les citoyens.

Entretien réalisé par Amadou Traoré

 

 

 

 

 

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