lundi , 21 septembre 2020
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Covid-19 « L’hydroxychloroquine pourrait encore sauver des vies » affirment des scientifiques

Par : Patrick F

Survivre au coronavirus grâce à l’hydroxychloroquine. C’est ce qu’assure cette nouvelle étude qui explique que cette molécule aide les patients à moins pâtir des effets de cette maladie mortelle.

Les patients traités à l’hydroxychloroquine seraient moins susceptibles de mourir

Cette équipe du système de santé Henry Ford (Michigan) a publié une étude rapportée par nos confrères de CNN. Selon ces recherches établies sur 2541 patients hospitalisés, ceux qui ont reçu de l’hydroxychloroquine seraient « moins susceptibles de mourir ». Une découverte relayée par nos confrères de CNN.  Marcus Zervos, chef de la division des maladies infectieuses a donné des conclusions prometteuses pour l’anti-paludéen vanté par Didier Raoult. Un traitement qui a été l’objet d’éloges de plusieurs médecins. Pour l’expert, 26 % de ceux qui n’ont pas bénéficié de cette molécule sont morts contre 13% seulement de ceux qui ont reçu le médicament. Un pourcentage qui prouve l’efficacité de l’hydroxychloroquine pour les cas les plus sévères.

Azithromycine versus Hydroxychloroquine

Un autre rapport publié dans l’International Journal of Infectious Diseases montre également à quel point l’antipaludéen peut sauver les patients. « Les taux de mortalités bruts globaux étaient de 18,1% dans l’ensemble de la cohorte, 13,5% dans le groupe hydroxychloroquine seule, 20,1% parmi ceux recevant de l’hydroxychloroquine plus azithromycine, 22,4% dans le groupe azithromycine seule et 26,4% pour aucun des deux médicaments » ont conclu l’équipe de chercheurs. Plus tôt, la Food and Drug Administration avait retiré son autorisation de l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans les cas urgents.

L’hydroxychloroquine a été retirée dans les cas d’urgences par la FDA

Pour l’organisme de contrôle, l’anti-paludéen ne dispose pas assez de preuves de son efficacité. Pourtant, en France Didier Raoult est convaincu de l’utilisation de l’hydroxychloroquine. La FDA soutient que « les risques l’emportent sur les avantages potentiels ». Toujours selon l’agence, le médicament dérivé de la chloroquine est « peu susceptible d’être efficace pour traiter le Covid-19 ». Dans un communiqué, elle déclare que les effets indésirables cardiaques sont accompagnés d’autres conséquences graves. Des arguments qui la pousse à proscrire ce médicament pour les personnes sévèrement contaminées et dont le pronostic vital est engagé.

Donald Trump est pro-chloroquine

Si la FDA avait autorisé l’utilisation de cette solution comme médicament d’urgence, elle a également bénéficié du soutien de Donald Trump. Pour le président, l’hydroxychloroquine est le remède contre le coronavirus. L’homme d’état va même encore plus loin en disant qu’il a pris ce traitement de façon préventive. Une actualité relayée par nos confrères du New York Post. « Cela ne m’a certainement pas fait de mal » a-t-il déclaré avant de dire qu’il n’avait ressenti aucun effet indésirable.

L’utilisation de dexaméthasone stéroïde pourrait être efficace

Toujours selon nos confrères de CNN, d’autres chercheurs ont contesté la solidité de l’étude précédente en citant des recherches qui prouvent que cette molécule n’aidait pas les patients. En revanche, ils ont proposé des traitements prometteurs pour eux, tels que la dexaméthasone stéroïde. D’après leurs conclusions, son utilisation garantit un « meilleur taux de survie ». Pour Marcus Zervos, l’hydroxychloroquine ne peut agir que si elle administrée tôt. « Ce traitement doit commencer avant que les patients ne commencent à souffrir de certaines des réactions immunitaires sévères que les patients peuvent avoir avec le Covid-19 » prévient le médecin. L’équipe qui a mené l’étude explique que les patients souffrant de maladies cardiaques bénéficient d’une surveillance médicale.

Une combinaison pour les patients atteints de maladies cardiaque

Suspectée d’avoir des effets indésirables pouvant provoquer l’arrêt cardiaque, l’hydroxychloroquine peut ne pas être adaptée à tous les patients. Pour ceux qui souffrent de maladies cardiaque, une combinaison avec cette molécule et de l’azithromycine est administrée pour les personnes sévèrement contaminées et présentant des facteurs de risques cardiaques minimes. Pour le docteur Steven Kalkanis, président du Henry Ford Medical Group, il est important de noter que dans les bons contextes, cette molécule pourrait potentiellement sauver la vie des patients à l’heure ou le virus a provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes aux Etats-Unis.

Les scientifiques pointent du doigt les chercheurs de l’hôpital Henry Ford

Loin d’être convaincus par ces conclusions, les autres chercheurs ont accusé l’équipe de Henry Ford de ne pas avoir traité les patients au hasard. Selon eux, les chercheurs ont sélectionné pour différents traitements en fonction de la condition de santé de chaque patient. Dr Todd Lee de l’hôpital Royal Victoria de Montréal et ses collègues ont affirmé : «À mesure que le système de santé Henry Ford devenait plus expérimenté dans le traitement des patients atteints de COVID-19, la survie pourrait s’être améliorée, indépendamment de l’utilisation de thérapies spécifiques»

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