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Tokyo 2020: la boxe algérienne espère briller au pays du Soleil-Levant

L’Algérienne Roumaysa Boualam (d) s’est qualifiée pour les Jeux olympiques de Tokyo 2020. Seyllou /AFP
Texte par :
Farid Achache
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Avec sept représentants, la boxe algérienne espère décrocher une médaille lors des Jeux de Tokyo. En 2016 à Rio, l’équipe était rentrée sans la moindre breloque. Interrogé par RFI, le DTN Mourad Meziane attend au moins une médaille de la part de ses athlètes.

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À Dakar, au Sénégal, la boxe algérienne a brillé derrière le Maroc en décrochant sept billets sur les vingt-six en jeu lors du tournoi de qualification. Cinq garçons et deux filles (une première) ont réussi à obtenir leur billet pour les Jeux olympiques de Tokyo l’été prochain.

Il s’agit de Mohamed Flissi (52kg), Younès Nemouchi (75kg), Abdelhafid Benchebla (91kg), Mohamed Houmri (81kg), Chouiab Bouloudinat (+91kg), Roumaysa Boualam (51kg) et Imane Khelif (60kg). Une belle surprise alors que la boxe algérienne s’était contentée de trois médailles (deux en or et une en bronze) lors des Jeux africains à Rabat en août dernier.

« Deux filles, ce sera historique pour nous. Elles peuvent être présentes pour une médaille avec un bon tirage au sort. On va les encourager sans leur mettre de pression », explique à RFI Mourad Meziane, le directeur technique national.

Un successeur à Hocine Soltani

La boxe reste pour l’Algérie un sport important dans l’histoire des Jeux olympiques. Sur les cinq médailles d’or glanées depuis sa participation aux Jeux après son indépendance en 1962, quatre ont été remportées en athlétisme et une dans le Noble art. Hocine Soltani, assassiné en 2002 à Marseille, reste pour le moment le seul à s’être paré d’or, dans cette discipline. C’était à Atlanta en 1996 dans la catégorie des poids légers.

Aujourd’hui, l’Algérie cherche un successeur à Hocine Soltani. Mais dans un premier temps, les boxeurs algériens devront faire mieux que lors des derniers Jeux à Rio. À l’époque, l’équipe était rentrée bredouille et la désillusion était grande. Pourtant, tout le monde attendait un exploit de la part de Abdelhafid Benchebla, Mohamed Flissi, ou encore Chouiab Bouloudinat afin qu’ils entrent dans la légende du sport algérien au même titre que Hassiba Boulmerka (1500m à Barcelone en 1992) ou encore Taoufik Makhloufi (1500m à Londres en 2012). « On aurait pu décrocher deux médailles et ça n’a pas fonctionné. Je pense que les résultats n’étaient pas si mauvais. On parle tout de même des Jeux olympiques avec les meilleurs représentants du monde », argumente Mourad Meziane.

L’heure de Abdelhafid Benchebla

À Tokyo, Abdelhafid Benchebla vivra sa quatrième participation aux Jeux après Pékin, Londres et Rio. Mohamed Flissi et Chouiab Bouloudinat ont obtenu leur troisième qualification après Londres et Rio. Au Brésil en 2016, Abdelhafid Benchebla avait été éliminé en quart de finale. Tout comme Mohamed Flissi. Chouiab Bouloudinat s’était incliné dès les huitièmes. « Abdelhafid Benchebla a terminé à chaque fois à la cinquième place. Il est capable de remporter une médaille et sa longévité prouve que c’est un très grand boxeur. Surtout, on compte sur lui comme sur tout le monde. Il faut un résultat collectif. Si le tournoi débute bien, il y a aura une dynamique favorable », avance Mourad Meziane qui a comme objectif au moins une médaille à Tokyo.

L’équipe d’Algérie était partie en stage à Cuba, la Mecque de la boxe, juste avant le tournoi de qualification à Dakar. Aujourd‘hui elle va accélérer sa préparation avec d’autres stages et rechercher des sparring-partners à la hauteur de l’enjeu. « La boxe est un sport populaire qui manque de soutien, mais qui a toujours réalisé des résultats. On va continuer le travail pour revenir satisfaits de Tokyo », conclut Mourad Meziane.

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