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La conférence de presse offensive de Guillaume Soro à Paris

L’ancien chef rebelle et ex-Premier ministre Guillaume Soro, en conférence de presse, le 28 janvier 2020 à Paris. Lionel BONAVENTURE / AFP
Texte par :
RFI
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L’ex-Premier ministre a qualifié le mandat d’arrêt dont il fait l’objet de « fantasque, illégal et purement opportuniste ».

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« Ceux qui m’ont empêché de fouler la terre de mon pays ne m’empêcheront pas (…) d’être candidat à la magistrature suprême. » C’est ce qu’a déclaré Guillaume Soro lors d’une conférence de presse à Paris ce mardi 28 janvier, confirmant qu’il maintient sa candidature pour la présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire. Ce dernier est toujours déterminé à « lancer la résistance pacifique » et à « rentrer » en Côte d’Ivoire.

L’ex-chef de la rébellion ivoirienne et ancien Premier ministre est visé par un mandat d’arrêt dans son pays où il a dû renoncer à se rendre le 23 décembre dernier. La justice ivoirienne l’accuse notamment d’avoir fomenté « une insurrection civile et militaire » pour s’emparer du pouvoir. Des accusations fermement rejetées par Guillaume Soro.

Depuis Paris, l’ancien Premier ministre ivoirien a longuement fustigé le président Alassane Ouattara. « Lui-même qui a été banni en son temps, pourquoi veut-il en bannir un autre ? » , s’interroge Guillaume Soro. « L’instrumentalisation de la justice est évidente », martèle-t-il, en rappelant qu’il aura fallu attendre la fin de l’année 2019 pour que des poursuites soient engagées contre lui dans une affaire de deniers publics datant de 2008 et pour un enregistrement datant de 2017.

Le président Emmanuel Macron fait lui aussi l’objet de la « colère » de Guillaume Soro, qui lui reproche sa visite du mois de décembre en Côte d’Ivoire, durant laquelle le chef de l’État français n’a pas « pris la peine de rencontrer l’opposition » mais où il a « donné son blanc-seing » à Alassane Ouattara.

Enfin, Guillaume Soro annonce son intention de saisir d’une part le procureur de Paris dans l’affaire de l’enregistrement et d’autre part la Cédéao et la Cour africaine des droits de l’homme ainsi que le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire, pour dénoncer « les mauvais traitements » subis par une quinzaine de ses partisans arrêtés le 23 décembre.

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