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Ce que vous devez savoir sur les relations sexuelles après un avortement

En France, 598 interruptions volontaires de grossesses sont pratiquées tous les jours, ce qui représente 218 000 avortements par an. Survenant généralement suite à une grossesse non planifiée et non désirée, cette procédure médicale est des plus anciennes mais également des plus controversées. Pourtant, l’OMS a révélé que la grande majorité des avortements ne représentent aucun danger dans les pays où l’avortement est légal, mais le sont toutefois dans ceux où il est extrêmement limité. Aussi, bien que l’on parle souvent des conséquences physiques et psychologiques de cette pratique, le sujet des relations sexuelles suite à une IVG est quant à lui souvent laissé pour compte.

Réglementés en France depuis le 17 janvier 1975 par la loi Veil, les avortements sont toujours considérés comme tabou. Pourtant, il faut savoir que lorsqu’une femme a un enfant non désiré ou inattendu, elle peut faire face à de nombreux défis : personnels, relationnels ou encore sociaux. Son propre désir d’être maman, l’impact de cette naissance sur ses conditions de vie et ses relations, l’intérêt et les capacités du géniteur à être parent sans compter le contexte social et professionnel dans lequel la grossesse se produit et se déroule sont autant de conditions cruciales à prendre en compte.

IVG : ce qu’il faut savoir…

Les conséquences psychologiques d’une grossesse non-désirée sur les parents et les enfants peuvent créer une détresse et un mal-être de longue durée. Aussi, il faut savoir que les enfants issus de grossesses non-désirées courent un grand risque de maltraitance, de négligence et d’une dégradation de la qualité de vie. Dans la plupart des cas, ces enfants ne sont pas confiés à l’adoption et se retrouvent par conséquent pris dans la spirale des systèmes de placement familial et de protection sociale.

Pour éviter ces situations, certaines familles ont donc recours à l’avortement pour mettre un terme à une grossesse non désirée. A savoir qu’avant de prendre cette décision, il est important de prendre conseil auprès de votre médecin afin d’être conscient des risques de cette pratique. En effet, comme toute intervention chirurgicale, l’interruption volontaire de grossesse comporte un risque inhérent de complications médicales, notamment le décès. A savoir que les complications les plus connues pour être directement liées à cette procédure incluent entre autres, l’hémorragie, la perforation utérine, la lésion cervicale et les infections, principalement dues à un avortement incomplet.

En sus des complications physiques et parfois psychologiques liées à cette procédure, beaucoup de femmes ont du mal à retrouver une sexualité normale après cette expérience. Alors, pour mieux comprendre comment gérer cet aspect de votre vie, le siteWomen’s Health Mag a pris conseil auprès de spécialistes de la santé.

Votre sexualité après un avortement

Lors d’une IVG chirurgicale, les médecins procèdent à la dilatation de l’utérus afin d’aspirer son contenu à l’aide d’une sonde. Ainsi, ces derniers recommandent d’attendre en moyenne deux semaines avant d’avoir des relations sexuelles. Cela s’explique par le fait que les IVG, qu’elles soient médicamenteuses ou chirurgicales, entrainent des saignements et des crampes. Il est donc important de laisser à votre corps le temps nécessaire de s’en remettre afin qu’il retrouve son état normal.

De plus, après un avortement chirurgical, il est important de prendre garde aux infections qui peuvent survenir. En effet, Selon le Dr Jane Minkin, professeur d’obstétrique et de gynécologie à la Yale School of Medicine : « Nous avons un nombre incalculable de bactéries dans notre vagin, ce qui augmente le risque d’infection. Il est donc nécessaire de permettre au col de l’utérus de se rétrécir. ». Ainsi, si vous ressentez des douleurs, que vous avez des saignements ou de la fièvre, nous vous recommandons de contacter un médecin dans les plus brefs délais.

Aussi, sachez que dès que la grossesse est interrompue, vous risquez de retomber enceinte. Leah Millheiser, directrice du programme de médecine sexuelle à la faculté de médecine de la Stanford University, explique que le jour de l’avortement est considéré comme le premier jour du cycle. De ce fait, la plupart des femmes ont leurs règles généralement quatre semaines plus tard. Autrement dit, il est important d’utiliser des moyens de contraception immédiatement après la procédure afin d’éviter de retomber enceinte.

Ainsi, que vous choisissiez de prendre la pilule ou d’utiliser une autre forme de contraception, il est important d’en parler à votre médecin afin qu’il vous prescrive une ordonnance immédiatement après la procédure. D’ailleurs, pour le Dr Millheiser, le stérilet serait une excellente option, en particulier pour celles qui sont tombées enceintes en utilisant d’autres types de contraception.

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