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Réhabilitation des pompes : UDUMA lance ses activités à Tiefala

560.000, c’est le nombre de villageois de la Région de Bougouni qui seront désormais alimentés en eau potable durant les quinze années à venir. L’initiative vient de l’entreprise Uduma. Le lancement des activités a eu lieu, mardi dernier, à Tiefala. L’événement était présidé par le préfet du Cercle de Bougouni. Y étaient présents, le président directeur général de Uduma, Thierry Barbotte, le coordinateur national de Uduma Mali, Oumar D. Konaré et le maire de la Commune de Koumantou, Sidy S. Coulibaly.

Le projet prend en gestion et rénove 1.400 pompes à motricité humaine (PMH) pour le compte de 30 communes de la Région de Bougouni. Ce, à travers les contrats de délégation de service public. Le coût total du projet s’élève à près de 3,28 milliards de Fcfa.
Le choix de Bougouni notamment Tiefala se justifie par le fait que cette population a participé à l’engagement communautaire des villages qui ont adhéré au projet. Le village avait également le taux le plus élevé de pompes endommagées. Le coordinateur national de Uduma Mali a indiqué que le concept se base principalement sur la gestion durable des ressources en eau potable au Mali. Il constitue un modèle à fort impact social. Uduma revalorise les investissements initiaux des pompes et forages. « Nous nous engageons à les faire fonctionner et à fournir de l’eau potable pendant 15 ans », a-t-il confié ajoutant que l’eau est gratuite, mais le service est payant. Le bidon de 20 litres d’eau coûte 10 Fcfa et le mètre cube est cédé à 500 Fcfa.
S’exprimant sur le cas de Bougouni, M. Konaré a noté qu’ils ont réhabilité une cinquantaine de pompes. « Nous nous engageons à réparer toutes les pannes des PMH en moins de 72 heures, nous assurons tous les tests physico-chimiques et bactériologiques des points d’eaux pour rendre propre l’eau », a-t-il laissé entendre. Uduma Mali équipe les pompes de compteurs et d’enregistreurs de données.

Concernant leur lien avec les objectifs de développement durable (ODD), le coordinateur national a notamment évoqué l’accès universel à l’eau potable, un meilleur état sanitaire en milieu rural, une meilleure inclusion économique des villageois et une plus grande attractivité des zones rurales. « Nous souhaitons étendre le projet sur l’ensemble du territoire », a-t-il conclu.
« L’accès à l’eau potable est vital. Il est à la base de tout », a déclaré le président directeur général de Uduma, Thierry Barbotte. Il a souligné que cela fait 35 ans qu’il travaille dans le secteur de l’alimentation en eau potable en milieu rural en Afrique sub-saharienne. Se prononçant sur le cas du Mali, le PDG de Uduma a affirmé que durant ces dernières années, il y a de moins en moins de projets qui sont financés dans le secteur de l’alimentation en eau potable, or, seul, le gouvernement ne peut pas tout faire. C’est pour résoudre ces difficultés que le gouvernement a soutenu l’idée de son organisation. « L’idée première de Uduma est de réattirer les financements dans le secteur », a-t-il déclaré.
Selon le préfet du Cercle de Bougouni, Bourema Ongoïba, ce projet a été lancé le 11 janvier 2018 à Bougouni par le ministre de l’Énergie et l’Eau. « La mise en œuvre de ces activités vise non seulement à garantir l’accès universel à l’eau potable dans le milieu rural, mais aussi à créer 1.450 activités génératrices de revenus dans la région », a-t-il affirmé. Par ailleurs, le préfet a invité les bénéficiaires à prendre soins desdites infrastructures.
« L’eau n’a pas de prix. On ne peut vivre sans eau. C’est une ressource rare », a précisé le maire de la Commune rurale de Koumantou. Avant l’arrivée de Uduma, certaines pompes de la commune étaient en panne, il y a plus de 20 ans. La porte-parole des femmes, Maïmouna Togola et le chef de village de Tiefala se sont tous réjouis de l’initiative. Ils étaient tous unanimes à reconnaître que ceci leur permettra de garantir la bonne santé.
Le projet Uduma Mali est le fruit d’un partenariat public privé établi entre l’État, notamment la direction nationale de l’Hydraulique et un consortium d’ONG composé de Vergnet-hydro, SNV, AKVO et Aqua for all. Le projet est financé sous forme de don par la Coopération néerlandaise et l’entreprise Vergnet-hydro.
Mariam F. DIABATÉ

Source: Journal l’Essor-Mali

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