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À la Une: les débats et les polémiques se poursuivent au Mali

Débats et polémiques autour de la présence militaire française au Sahel, alors que la cérémonie d’hommage aux 13 soldats français tombés lundi dernier va avoir lieu cet après-midi à Paris.

« Ils sont nombreux nos compatriotes qui sont dans le déni, affirme ainsi Mali Tribune, comme ceux qui sont convaincus que seuls et sans le concours des forces internationales, nous pouvons nous en sortir. » La réalité est que « nous sommes en guerre, poursuit le site malien. Et que nous avons une force militaire qui n’est pas en mesure de faire face seule aux défis et aux forces obscurantistes qui professent une foi que personne ne partage. Tous les jours, chez nous, meurent des jeunes, d’autres nationalités, pour la défense d’idéaux universels. Respectons leurs mémoires. Respectons les deuils et les sacrifices. Soyons solidaires des douleurs des autres victimes d’obscurantismes, de politiques douteuses, de vols, de tous les maux que nous voyons ou supposons. Ces morts nous interpellent et attendent de nous au moins de la compassion. »

En effet, nous sommes en guerre, renchérit Inf@sept : « et le Mali et ses deux voisins, le Niger et le Burkina Faso, ont besoin du soutien de tous les pays en particulier ceux de la France, des États-Unis et de l’Union Européenne, tant en termes de renseignements, de formation des troupes que d’équipements pour vaincre le terrorisme. (Certes), les puissances occidentales sont interpellées pour avoir été la source des maux qui s’abattent sur les pauvres pays du Sahel. Leurs efforts doivent (donc) être immenses dans cette lutte, comme d’ailleurs la chaîne de solidarité de la Mauritanie et du Tchad doit être accrue. »

Unité et dialogue ?

Pour Le Pays au Burkina, « le Mali a mieux à faire aujourd’hui que de se ruiner dans des débats d’arrière-garde qui ne feront que fragiliser davantage sa situation qui n’est déjà pas enviable. Les autorités maliennes l’ont heureusement compris, en se disant disposées à accepter toute aide d’où qu’elle vienne (…). Et comme le président malien IBK est conscient que la résolution de cette crise multiforme passera nécessairement par la case réconciliation entre Maliens, il a lancé, en octobre dernier, un dialogue national inclusif, dont l’objectif affiché est de ‘tout mettre à plat et de faire un diagnostic profond de la crise malienne et proposer les solutions idoines’. » Dialogue national dont « le bouquet final devrait avoir lieu le 14 décembre à Bamako. »

Par ailleurs, autre rassemblement important, note encore Le Pays, « le congrès statutaire du Mouvement national de libération de l’Azawad (le MNLA), qui a lieu en ce moment à Kidal, et qui devrait décider de prendre ou pas le train du dialogue inclusif. »

Un avant 25 novembre et un après…

L’Observateur Paalga pour sa part, toujours à Ouagadougou, met en exergue cette petite phrase du président malien lors de son discours à la Nation hier : « nous n’avons aucune raison de mordre la main de ceux qui nous tendent les leurs aujourd’hui, a déclaré IBK. L’humilité et la gratitude sont des valeurs de ce pays ; il importe de ne pas les jeter dans le torrent de nos récriminations personnelles. »

Commentaire du journal : « quand bien même si dans le principe les anti-français ont raison dans la mesure où un État digne de ce nom ne devrait pas sous-traiter la défense de son territoire et de ses populations, fût-ce à ‘un ami qui vous veut du bien’, rien ne sert de faire preuve d’un nationalisme sourcilleux à deux balles quand on n’a pas les moyens de sa politique. »

En tout cas, conclut Aujourd’hui, « il y a désormais un avant 25 novembre et un après. (Désormais) seule compte la victoire sur les katibas. C’est l’unique pédagogie que les Français et les Sahéliens doivent professer. Quitte à solder les comptes entre métropole et ex-colonies après (…) ! »

Source: RFI

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