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Chronique de Fatoumata Sanogo : Quel avenir politique pour la jeunesse ?

Après l’avènement de la démocratie dans notre pays en Mars 1991, la gestion des affaires publiques au Mali a toujours été assurée par des cadres dont l’âge varie entre 60 à 80 ans. La jeunesse malienne qui a été au cœur de cette lutte vers le multipartisme est un peu mise à l’écart dans la conduite des affaires publiques. D’aucuns diront que la jeunesse malienne ne dispose pas de bagages intellectuels pour participer à la gestion des affaires publiques.

La jeunesse malienne, sensée prendre demain la relève s’est laissée aussi distraire par la cupidité et des guerres internes qui alimentent sa division. La jeunesse d’un pays considérée comme le pillier de l’avenir dans un élan d’épanouissement, doit être cohérente.

Chaque fois que l’occasion se présente à la jeunesse malienne de montrer ses capacités à prendre la relève de la conduite des affaires, elle échoue.

Le 6ème congrès de la jeunesse du Conseil national de la jeunesse tenu à Koutiala du 26 au 27 Novembre dernier en est une illustration. La division s’est encore manifestée au moment où le pays traverse une crise.

Quelque part la vieille classe n’a t- elle pas raison de s’éterniser à la gestion des affaires publiques ? Cette nouvelle génération a toujours montré son incapacité à occuper la place qui doit lui échoir. Aucun parti politique créé au lendemain de l’avènement de la démocratie n’est dirigé par un jeune. La jeunesse malienne n’a pu su montrer aux ainés qu’elle est à mesure d’assurer la relève.

Le Président Ibrahim Boubacar Keita a cependant eu le nez creux, en faisant appel dans le gouvernement à des jeunes valeureux aux âmes bien nées. Modibo Arouna Touré, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Moustapha Ben Barka, l’actuel sectétaire général de la présidence, Mme Kamissa Camara, en charge de l’Economie numérique pour ne citer que ceux, ont justifié la confiance placée en eux par IBK.

La jeunesse malienne doit être combative et solidaire. Comme elle a su le faire dans son combat contre la dictature de Moussa Traoré. Pour cela, il faut se rappeler le lourd tribut payé par l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM), lors des manifestations qui ont occasionné la chute de Moussa Traoré.

Il est important de reconnaître l’effort du président IBK qui a cru à cette jeunesse malgré son incohérente en lui dédiant son deuxième quinquennat. Il reste à la jeunesse à accompagner la décision du père de la nation, en accomplissant bien les missions qui lui sont confiées.

La jeunesse malienne doit aller au delà des divergences politiques, éthniques et religieuses, afin de pouvoir prendre la relève de la gouvernance.

Fatoumata Sanogo,

Stagiaire

22 Septembre

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