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Répliques aux critiques sur Tweeter : Quand le fiston national, Bouba Keita, devient encombrant pour le régime !

Méconnu du grand public pendant tout le premier mandat de son papa, Boubacar Keita, un des fils du président Ibrahim Boubacar Keita fait parler de lui ces dernières semaines à travers ses répliques honteuses aux critiques à l’encontre du régime en place. Mais ce qu’il faut lui dire : le Mali est au-delà d’une famille, c’est tout un pays ; le dirigeant passe, mais ce pays reste.

Pendant que Karim se cherche, son frère Boubacar Keita commence à se donner en spectacle. Il n’est, apparemment, jusqu’à présent pas conscient de l’échec de son père. Il est hostile aux critiques à l’encontre du régime en place, surtout celles venant des anciens collaborateurs de son papa président. Il n’hésite pas à attaquer les anciens ministres d’IBK qui critiquent la gouvernance actuelle.

Beaucoup ont connu ce fils d’IBK à travers sa réplique au tweet de l’ex-général Moussa Sinko Coulibaly. Cela peut être normal, vu la gravité des propos de ce dernier.

Mais à la grande surprise des Maliens, le prince se donne encore le droit d’attaquer l’ancien ministre de la Justice, Me Mamadou Ismaël Konaté, parce que tout simplement ce dernier s’est exprimé en faveur de Moussa Sinko Coulibaly.

Le début de clash Bouba Keita-Me Konaté

Dans ses publications, le fiston national oublie les maux des Maliens. Il n’est pas conscient de l’échec de ce régime. Il fait comme si les anciens collaborateurs de son père critiquent le régime, parce qu’ils ont été éjectés du gouvernement. C’est en tout cas ce qui explique son tweet à l’encontre de Me Konaté. « Ex-min qui, App. Tjrs mécontent de ne + être min, s’apitoie sur le sort d’1 Ex -Gal démissionnaire, car ferait la pub de ce dernier. Bon, qu’il ne soit +jaloux, on lui en fait aussi : ‘’dans la ferme, Mr. était peut-être trop occupé à picore ? Buzz enough ? Content ?». Voilà en substance son tweet avec beaucoup d’abréviations, tel un élève paresseux qui a passé son temps à faire l’école buissonnière.

L’avocat aussi ne s’est pas laissé faire, il a vite réagi et de la manière la plus virulente. « Le rejeton s’y met ? Il voudra vraiment savoir quand je me suis apitoyé sur le sort de son paternel ? Qu’il sorte de la basse-cour pour apprendre qu’il est un républicain illégitime, qu’il n’a droit à asseoir que lorsqu’il sera initié au son de la gloire », lit-on. L’ancien ministre d’IBK n’en décolère pas et tance le fiston national dans un autre tweet : « 2 bonnes lectures ! En République, le mérite n’est guère familial et le lien de sang y est banni. La parole y appartient aux hommes et femmes reconnus comme tels. Le mérite d’un GI, d’un ministre, d’un ouvrier fonctionnaire est d’avoir servi la cité. Un rejeton sert à quoi ou qui ? ». Il est allé loin cette fois-ci en déclarant : « Le plus ignoble des fils de l’Empereur ne serait comporté comme le fait si mal et si inopportunément le rejeton national, défendant à tout va son paternel, répondant aux critiques envers lui, ignorant qu’elles émanent de 20.252.586 Maliens peu fiers et mécontents ». « Alors là, j’avoue que je (suis) mort de rire. Me résumer qu’à ma filiation et +, de simple rejeton ? Wow…Miracle ! Lui il vient certainement du néant, rejeton de pers. Il faut alerter tout le Mali… Que dis-je ? La terre entière, car cela ressort du champ rationnel », a aussi répliqué le fiston national.

Ces clashes provoqués par le fils du président de la République se déroulent au moment où le pays brule, pendant que les populations du centre du Mali ne dorment pas parce que tout simplement le régime en place n’arrive pas à sécuriser les populations et leurs biens. Bouba se soucie-t-il des conditions de vie de ces centaines d’enfants privés d’éducation parce que tout simplement celui qui a promis le bonheur aux Maliens a échoué ? Pense-t-il que nommer quelqu’un ministre, c’est lui faire un cadeau ? Si telle est sa vision, le Mali est certainement dans le partage de gâteau sous IBK. Boubacar Keita doit enfin se mettre en tête que le Mali est au-delà d’une famille. Le Mali n’avancera jamais tant qu’il sera dirigé selon les humeurs d’un père incompétent et de ses fils aveuglés par le pouvoir. Le Mali est une République. Sous le règne pénible des Keita depuis 2013, le Mali a touché le fond. Modibo Keita, Moussa Traoré, Alpha Oumar konaré, Amadou Toumani Touré ont tous dirigé ce pays. Ils sont partis, mais le Mali est là. IBK passera, mais le Mali demeurera… Éternellement…

Boureima Guindo

Source : Le Pays

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