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Le Directeur national de l’Action culturelle (DNAC), Alamouta Dagnoko: “Nous sommes tellement optimistes que nous voyons déjà la Biennale”

Au terme de la rencontre de renforcement des capacités des administrateurs et techniciens chargés de la mise en œuvre de la Biennale Artistique et Culturelle, le Directeur national de l’Action culturelle, Alamouta Dagnoko a bien voulu nous accorder une entrevue. Il y a affirmé son optimisme pour la tenue prochaine de la 11e édition de la Biennale artistique et culturelle du Mali, qui aura lieu en 2020 à Mopti.

‘Indépendant Week-end : Vous venez de terminer une rencontre qui lance le démarrage des activités de la prochaine Biennale. Quels sont les grands thèmes ou thématiques qui ont été développés ?

Alamouta Dagnoko:Cette rencontre a été organiséeau tour de six grands modules. Il s’agit du schéma d’organisation de la Biennale, de la budgétisation au décaissement, puisque la budgétisation c’est le fonds public et le fonds privé des partenaires qui nous aident. Le troisième module développé est celui de l’art lyrique, à savoir comment composer une chanson ? Et comment faut-il harmoniser une musique? Le quatrième module était relatif à la chorégraphie. Le cinquième module avait trait à l’écriture dramatique et à la mise en scène qui occupe une place importante dans la Biennale artistique et enfin le sixième était la formation des orchestres. La 11e édition de la Biennale artistique et culturelle du Mali aura lieu en 2020. C’est dans le cadre des préparatifs de ce rendez-vous majeur qu’une session de renforcement des capacités des administrateurs et techniciens chargés de la mise en œuvre de biennale artistique et culturelle du Mali vient de se tenir.

La prochaine biennale doit se tenir, si je ne me trompe pas, à Mopti. Est-elle confirmé ou pas ?

Comme vous le savez, suite à la crise du Nord, la Biennale, qui devrait se tenir en 2012 à Mopti n’a pas pu avoir lieu. Donc il fallait au moins la faire renaitre un peu de ses cendres. C’est ça qui a occasionné l’organisation de l’Edition Spéciale. Jusqu’à preuve du contraire le fanion reste à Mopti et maintenant est-ce que ça pourrait se tenir au moment voulu, le temps nous le dira.Mais nous sommes en train de travailler pour sa tenue.

Etes-vous en mesure de mobiliser les ressources financières pour la tenue de cette Biennale?

Bon, on espère, parce que, comme vous voyez, cette rencontre, nous l’avons organisée avec Donko ni Maya qui est un nouveau projet de la GIZ dans le domaine de la culture de la Coopération allemande qui nous a fortement appuyés grâce à cet appui nous avons pu tenir. Donc nous espérons en plus des ressources internes, mobiliser aussi les ressources externes, car tout est possible. Si nous avons la possibilité et l’opportunité de démarcher les partenaires en dehors du Mali pour financer les projets culturels, nous le ferons. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de la budgétisation aux décaissements.

Etes-vous optimiste pour la tenue de la Biennale prochaine à Mopti ?

Nous sommes tellement optimistes que nous voyons déjà la Biennale. Nous sommes déjà dans la Biennale. Il faut savoir que la Biennale doit s’inscrire aujourd’hui dans une dynamique d’industries culturelles et devenir un pôle de développement socioéconomique pouvant contribuer à la création d’emploi à la génération des revenus, donc à la réduction de la pauvreté.La Biennale artistique et culturelle demeure le socle de la construction nationale, de la fraternité, de l’édification dont la jeunesse est le maître d’œuvre.

Avez-vous pensé à la question sécuritaire ?

Bien sûr que nous pensons à la sécurité, nous n’ignorons pas l’importance de la sécurité car elle est essentielle en période de crise ou de non crise. La sécurité sera peut-être l’objet d’une autre rencontre pour voir comment assurer la sécurité d’un événement culturel, de la Biennale ou tout autre.

Entretien réalisé par B DIABATE

Source: l’Indépendant

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