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Les femmes qui fument du cannabis sont plus intelligentes d’après une étude

Lorsque l’on s’arrête sur le sujet de la consommation de cannabis, et en dehors de son aspect « récréatif », immédiatement nous en avons une appréciation assez négative ; surtout en ce qui concerne ses conséquences sur la santé. En 2014 l’OFDT, l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies, dénombrait pas moins de 4,6 millions de consommateurs de cannabis à l’année dont au moins 1,4 millions réguliers en France. Outre ses effets néfastes, serait-il possible que la consommation de cannabis ait des effets plus ou moins favorables ou conditionne le quotient intellectuel ?

Effets de la consommation de cannabis sur la santé

Comme le relate un rapport de l’INSERM, le cannabis et ses dérivés ont longtemps été associés à l’image d’une drogue « douce », récréative, sans conséquences sur la santé. Mais outre cet aspect distrayant, sa consommation, quand elle n’est pas médicalement encadrée, comporte bel et ben des conséquences néfastes, des effets cognitifs ainsi que des conséquences psychiatriques.

D’ailleurs une étude menée par l’INSERM parmi tant d’autres, le démontre clairement, l’exposition aux cannabinoïdes chez les adolescents suggère que ceux-ci pourraient entraver de manière significative la maturation structurelle des circuits neuronaux entraînant ainsi une altération de la fonction cognitive à l’âge adulte.

Mais outre ses aspects néfastes sur le fonctionnement cognitif et sur la santé physique en induisant des complications cardiaques ou même respiratoires, la consommation de cannabis pourrait-elle influer de manière positive, notamment sur la sollicitation du quotient intellectuel ?

Une étude suggère que le cannabis sollicite le quotient intellectuel des femmes

Une étude portant sur le lien de cause à effet entre l’enfance et la consommation de drogues illicites à l’âge adulte sur une cohorte britannique en 1970 de plus de 11 000 sujets a mis en évidence que les scores élevés de quotient intellectuel à 10 ans chez les sujets de l’étude en question étaient positivement associés à la consommation à l’âge adulte du cannabis, de la cocaïne, de l’ecstasy et de l’amphétamine. Les associations étaient plus fortes chez les femmes que chez les hommes et étaient indépendantes de la détresse psychologique à l’adolescence et de la situation socioéconomique tout au long de la vie.

Lorsque le facteur « intelligence » a été pris en compte en complément des facteurs « âge, détresse psychologique, situations socio-économique et consommation de drogues », l’analyse de l’étude a démontré que les hommes ayant un quotient intellectuel élevé à l’âge de 5 ans avaient environ 50% plus de risques de consommer des amphétamines, de l’ecstasy et plusieurs drogues illicites dont le cannabis que ceux à faible score 25 ans plus tard et l’association était encore plus élevée chez les femmes, qui étaient deux fois plus à même de consommer du cannabis et de la cocaïne que celles dont le score de quotient intellectuel était plus bas.

En revanche cette étude n’explique pas et ne justifie pas pourquoi il existe cette association entre la consommation de cannabis et le niveau de quotient intellectuel mais elle révèle bien que les personnes plus intelligentes et en particulier les femmes sont tout simplement plus enclines à tenter de nouvelles expériences.

En tout état de cause, cette étude, contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord ne démontre pas que c’est la consommation de cannabis qui favorise ou conditionne une sollicitation, voire une stimulation du quotient intellectuel, mais à contrario que les personnes sujets de l’étude développait un QI supérieur pouvant être lié à une consommation de drogues illicites dont le cannabis, et ce, en particulier chez les femmes.

D’ailleurs la conclusion de l’étude porte seulement sur le fait avéré, qu’un quotient intellectuel élevé chez les enfants peut augmenter le risque de consommation de drogues illicites à l’adolescence et à l’âge adulte.

Conséquences du cannabis sur le fonctionnement cognitif

Personne n’est sans savoir que le cannabis et notamment sa composition en THC (tétrahydrocannabinol) induit de manière significative des effets psychoactifs en engageant une modification du comportement générant à son tour des troubles de l’attention et des réactions d’anxiété pouvant conduire à des crises de panique, des difficultés de planification et de prise de décision et même de la paranoïa ou des hallucinations. D’ailleurs, à l’heure actuelle, l’imagerie médicale cérébrale a réellement permis de mettre en évidence des altérations morphologiques cérébrales chez des consommateurs chroniques de cannabis, adultes et adolescents confondus.

Mais le cannabis et en particulier le CBD, deuxième cannabinoïde prédominant du cannabis après le THC, est aussi expérimenté dans le cadre de traitements thérapeutiques de l’arthrite et des rhumatismes, de la maladie de Crohn de la sclérose en plaques, ou encore dans le traitement de la fibromyalgie et les douleurs neuropathiques. Mais sa consommation, quand elle n’est pas encadrée par un personnel de santé qualifié avec des dosages relatifs à la pathologie en question, reste inévitablement néfaste pour la santé.

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