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Célébration du 8 mars. Des femmes s’interrogent sur leur rôle dans la promotion de la paix au Mali

Meguetan Infos

« Quelles sont les actions menées par les Maliennes en faveur de la paix et de la cohésion sociale ? ». C’est le thème d’un panel organisé, ce samedi 11 mars, dans le cadre de la célébration du 8 mars, journée internationale des Droits de la Femme. Un évènement organisé par Womanger, une plateforme pour l’autonomisation et l’éducation de la femme au Mali.

« Inviter les décideurs à assurer une meilleure implication des femmes dans le processus décisionnel local et national sur les questions de paix et de sécurité ». Tel est, selon Tènin Samaké, la Directrice exécutive de Womanager, l’un des objectifs recherchés à travers l’organisation du panel. Pour l’occasion, deux femmes leaders ont échangé avec le public présent au restaurant « Le Gite Parisien ». Il s’agit de Fatima Maïga, présidente de la Coalition des femmes leaders et Promotrice du Cabinet Essen, et de Nasroune Walet OUEFANE, Directrice exécutive de l’ONG ASDEMIN.

Selon Fatima Maïga, le droit des femmes est un enjeu politique au Mali. L’adoption du Code de la famille en 2009 l’a démontré. Le Chef de cabinet de Mme Sangaré Oumou Ba, Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant, qui a fait voter la Loi sur le genre au Mali, Fatima Maïga estime qu’en ce moment, il y a un projet politique qui vise à s’attaquer aux droits des femmes. Pourtant, assure-t-elle, le combat des femmes est un combat pour tout le monde. Par exemple, explique Fatima Maïga, dans le Comité de Suivi de l’Accord d’Alger, les femmes peuvent coaliser sur les questions de développement social, alors que les hommes se battent pour les questions de poste à pourvoir.

Aux dires de l’humanitaire Nasroune Walet OUEFANE, la crise au Mali touche les femmes à tous les niveaux qu’elles soient au nord, au centre ou au sud du pays. « Elles sont victimes à tous les niveaux. Car, ce sont elles qui perdent leur mari, leurs enfants quand elles ne sont pas elles-mêmes tuées ou violentées », a dénoncé Nasroune Walet OUEFANE.

Le panel de Womanager a enregistré la présence de plusieurs personnalités notamment Farid Ayoub, Conseiller politique à l’Ambassade du Canada à Bamako. Aussi, Boubacar Camara, le Directeur national adjoint de la promotion des femmes, a salué l’initiative qui cadre parfaitement avec le thème national : « Femmes, actrices incontournables, debout pour la paix, la sécurité, la cohésion sociale et la réconciliation au Mali ». Le début de la célébration du 8 mars au Mali, a rappelé le directeur adjoint, remonte en 1994.

Mamadou TOGOLA/maliweb.net

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