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Force conjointe du G5 Sahel : 35 officiers outillés

Aujourd’hui,  les menaces globales, et particulièrement celles qui se manifestent  dans l’espace sahélo saharien mettent en évidence la nécessité d’avoir une claire conscience des menaces de la zone et surtout d’avoir une approche plus globale, intégrée utilisant tous les leviers du pouvoir de nos différents Etats. C’est ce qui explique l’organisation du séminaire de commandement de la Force conjointe dont la cérémonie de clôture s’est déroulée, vendredi dernier, au Grand hôtel de Bamako.

Présidée par le chef-d’état-major de la Force conjointe du G5 Sahel, le Colonel-major Moussa Mahamadou, la cérémonie a enregistré la présence de plusieurs hauts gradés dont le Lieutenant-colonel Sidi Ali, directeur des études adjoint à l’Ecole de maintien de la paix, Alioune Blondin Bèye (EMPABB).

Initié par l’EUTM en partenariat avec l’EMPABB, ce séminaire de haut niveau visait à renforcer les capacités des 35 participants (officiers des groupes de commandement, des postes de commandement de la Force conjointe).

L’espace sahélo saharien, a relevé le directeur des études adjoint de l’EMPABB, souffre d’insécurité, d’instabilité et est confronté à toute une série de défis sécuritaires, notamment de crises imbriquées, qui transcendent les frontières des États et induisent également des conséquences régionales. Selon le Lieutenant-colonel Sidi Ali Fofana, la menace la plus immédiate et certainement la plus grave dans notre région est  sans doute le terrorisme et l’extrémisme violent.

«L’EMPABB, comme centre d’excellence de l’architecture Paix et Sécurité de l’Union africaine et de la CEDEAO, voudrait faire face à ces défis complexes et multiformes, auxquels la Force conjointe du G5 est confrontée, avec l’accompagnement de ses partenaires, par l’offre de formations spécifiques et adaptées aux réalités locales», a indiqué l’officier supérieur.

Quant au chef d’état- major de la Force conjointe du G5 Sahel,  il a rappelé que ce séminaire intervient durant la phase de relève des différents états-majors de l’Organisation. «J’ose espérer que l’équipe montante a pu en tirer tous les bénéfices pour le succès de la Force conjointe en particulier et celui de nos différents États en général», a souhaité le Colonel-major, Moussa Mahamadou.

En outre, il a saisi cette opportunité pour féliciter les stagiaires pour le sens de discipline et l’engouement dont ils ont fait montre tout au long de ce séminaire.

L’ambassadeur de l’Union européenne (UE), Alain Holleville, a soutenu que son institution avait au cœur de ses préoccupations cet espace sahélien. De même, il a rappelé que l’UE a adopté, dès mars 2011, une stratégie Sahel, sécurité, développement qui était la première.  «L’Union européenne est aux côtés de ses partenaires du Sahel, apporte sa contribution à la recherche de solutions durables aux défis de l’engagement, et ça été notamment le but de la conférence internationale de haut niveau sur le Sahel, tenue en février dernier à Bruxelles», a rappelé le diplomate européen. «Dans ce contexte, il y a eu une mobilisation considérable de la communauté internationale pour soutenir le G5 Sahel et plus particulièrement la mise en place d’une Force conjointe pour lutter contre le terrorisme et toutes les formes de trafics illicites», a-t-il ajouté.

Maïmouna SOW

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