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La CNDH rend visite aux 49 militaires ivoiriens en détention provisoire : «Nous recommanderons aux autorités un meilleur respect des droits des militaires visités »

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La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) du Mali, présidée par Aguibou Bouaré, a rendu visite, le mardi 23 août 2022, aux 49 militaires ivoiriens arrêtés au Mali depuis le 10 juillet dernier. « Conformément à notre mandat légal, les autorités ont fini par accéder à notre requête de visiter les 49 militaires ivoiriens en détention provisoire. Qu’elles soient remerciées pour cette ouverture à la compréhension des instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux rendant l’Etat débiteur du respect des droits fondamentaux de toute personne résidant sur le territoire Malien… Nous recommanderons, conformément à la loi, aux autorités compétentes les mesures appropriées pour un meilleur respect des droits de toute personne privée de liberté en général et des militaires (personne humaine) ainsi visités en particulier », souligne le président de la CNDH, Aguibou Bouaré.
La CNDH, en sa qualité de mécanisme national de prévention de la torture (MNP), a jugé nécessaire de visiter, en début de semaine, les 49 militaires ivoiriens inculpés au Mali. « Conformément à notre mandat légal, les autorités ont fini par accéder à notre requête de visiter les 49 militaires ivoiriens en détention provisoire. Qu’elles soient remerciées pour cette ouverture à la compréhension des instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux rendant l’Etat débiteur du respect des droits fondamentaux de toute personne résidant sur le territoire Malien », a souligné le président de la CNDH, Aguibou Bouaré.

Pour mémoire, dit-il, les droits de l’Homme (droits universels, indivisibles, inaliénables, interdépendants…) garantissent la protection à toute personne humaine quels que soient sa nationalité,  son origine sociale,  sa race, la couleur de sa peau,  son statut social. Pour rappel, ajoute-t-il,  les personnes privées de liberté ne sont pas privées de leur dignité. « Nous recommanderons, conformément à la loi, aux autorités compétentes les mesures appropriées pour un meilleur respect des droits de toute personne privée de liberté en général et des militaires (personne humaine) ainsi visités en particulier », indique le président de la CNDH.

En vertu des instruments juridiques internationaux, la CNDH du Mali, en compagnie de l’INDH (Institut national des droits de l’Homme) d’autres pays, a pu visiter certains Maliens détenus à l’étranger. « Nous encourageons les autorités à mettre le respect et la protection des droits humains au cœur des préoccupations de la Transition. Nous réitérons notre soutien ferme à nos Forces de Défense et de Sécurité/Forces de Sécurité Intérieure dans la lutte contre le terrorisme dans le strict respect du droit international des droits de l’Homme et du droit international humanitaire.  Dieu inspire davantage les Dirigeants à prêter une oreille attentive aux avis plutôt éclairés et raisonnables.  Nul n’est à l’abri de la violation de ses droits. La protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée », révèle Aguibou BOUARÉ, président de la CNDH.

A signaler que le 10 août dernier, les autorités judiciaires maliennes ont inculpé et placé sous mandat de dépôt, les 49 militaires ivoiriens pour « des faits de crimes d’association de malfaiteurs, d’attentat et complot contre le gouvernement, d’atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat, de détention, port et transport d’armes de guerre et de complicité de ces crimes ».

Faut-il le rappeler, le 10 juillet 2022, 49 soldats ivoiriens ont été arrêtés à l’aéroport de Bamako et considérés comme des mercenaires par les autorités maliennes. Une accusation que rejette Abidjan (Côte d’Ivoire) qui demande « sans délai », leur libération, soutenant que ce sont des éléments de soutien à la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali), même si selon le porte-parole adjoint de l’ONU (Organisation des Nations Unies) Farhan Haq, les éléments interpellés « ne faisaient pas formellement partie de la Minusma ».

Aguibou Sogodogo

Le Républicain

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