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Terrorisme au Sahel : Une stratégie pour le recoloniser ?

Meguetan Infos

Le terrorisme, n’est-il pas un autre moyen de détourner le Sahel de ses enjeux de développement, de ses priorités et donc de ses vrais combats pour le distraire dans cette guerre imposée dont elle aurait pu se passer pour canaliser ses efforts et ses moyens dans le redressement des économies, dans l’intégration des peuples et des économies, dans la consolidation des unités nationales et, plus idéalement.

Sahel est une région devenue instable avec les aléas climatiques et les caprices d’une nature incapable de répondre aux besoins alimentaires et en eau des populations qu’une avancée du désert est en train d’éprouver. Cet ensemble géographique, pour autant, n’est pas un espace pauvre car naturellement doté de richesses immenses que certains analystes estiment d’ailleurs sousestimées pour mieux comprendre les enjeux des crises qu’il vit aujourd’hui et les convoitises dont il est l’objet de la part de puissances étrangères qui y sont revenues pour se battre plus pour leurs intérêts que pour les intérêts des population de cet espace qui, à l’instar d’autres parties du continent, notamment du centre, est un scandale écologique.
L’on sait, que pendant des siècles de gloire, cette partie du continent regorgeait d’or, presqu’à surface de terre et toute cette partie du continent de ce qu’on appelle aujourd’hui la bande des trois frontières jusqu’à la Gold-Coast, le Ghana actuel, étaient riche en or et les souverains de l’époque, à l’image de Mankou Moussa, quand ils partaient à la Mecque se déplaçaient avec des quantités énormes d’or, si bien que pendant leur séjour le prix de l’or ne valait plus que celui de cacahouète.

La crise sécuritaire qui ravage le Sahel depuis neuf ans a provoqué des dizaines de milliers de décès, le déplacement forcé de plusieurs milliers de personnes et des pénuries alimentaires sans précédent.

La situation est particulièrement alarmante dans la région du Liptako-Gourma, où se rejoignent les frontières poreuses du Mali, du Niger et du Burkina. Les attaques menées par des groupes extrémistes violents et d’autres acteurs armés viennent s’ajouter aux activités illicites, aux conflits locaux et à la violence communautaire pour affaiblir davantage une région qui souffre depuis longtemps d’une gouvernance défectueuse.

M.Yattara

L’Alternance

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