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Zimbabwe: Le chef de l’Armée met en garde le parti présidentiel

Le climat politique au Zimbabwe est assez tendu. Le lundi 13 novembre, le chef de l’Armée zimbabwéenne a adressé une mise en garde au parti du président Robert Mugabé, la Zanu-PF au pouvoir depuis 1980.

Dans cette mise en garde, le chef de l’Armée zimbabwéenne dénonçait vivement le limogeage du vice-président du pays et prévenait que l’Armée pourrait « intervenir » si cette « purge » ne cessait pas au sein du parti présidentiel.

Le vice-président évincé

Emmerson Mnangagwa a longtemps été vu comme le successeur de Robert Mugabé mais à la grande surprise de beaucoup, ce dernier a été comme d’aucuns diraient humilié avant d’être démis de ses fonctions. Cette éviction fait suite à un bras de fer que Mnangagwa a eu avec la première dame, Grace Mugabe.

Malaises au sein du parti

Ce limogeage du vice-président a fait remonter à la surface les rivalités qui minent le parti présidentiel, la Zanu-PF, au pouvoir depuis l’indépendance en 1980. Le général Constantino Chiwega a déclaré « La purge actuelle qui vise clairement les membres du parti qui ont été engagés dans la guerre d’indépendance doit cesser immédiatement … Nous devons rappeler à ceux qui sont derrière ces dangereuses manigances que lorsqu’il s’agit de protéger notre révolution, l’armée n’hésitera pas à intervenir ». Cette déclaration s’est faite en présence d’environ 90 hauts responsables de l’Armée.

Soutien à Emmerson Mnangagwa

Ces « menaces » interviennent alors que l’ancien vice-président, aurait selon ses proches fui le Zimbabwe pour l’Afrique du Sud. Il a par ailleurs reçu le soutien de plusieurs militants, de forces militaires. Ce qui explique aisément vu les rapports qu’il entretient avec l’armée. En effet, il a été à la fois ancien ministre de la Défense et ex-patron des services secrets du Zimbabwe. Ensuite, il a été acteur dans les violences qui ont ensanglanté la présidentielle de 2008, remportée par Mugabe après que l’opposant Morgan Tsvangirai se soit retiré. Enfin, il est aussi soupçonné d’avoir orchestré les « atrocités de Gukurahundi » dans les années 1980, alors qu’il était ministre de la Sécurité.
 

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