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Vous venez de survivre aux 4 années les plus chaudes jamais enregistrées

De nouveaux rapports suggèrent que 2018 a été la quatrième année la plus chaude jamais enregistrée depuis 1880. Se placent devant l’année 2016, en tête de liste, suivie de près par les années 2017 et 2015.

Ces quatre dernières années sont les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde moderne. Depuis 1880 du moins, date à partir de laquelle nous disposons de relevés météorologiques fiables. Pour vous donner une idée du phénomène : l’année dernière a été si chaude que les températures mondiales étaient supérieures de 0,79 degré Celsius à la moyenne globale du 20e siècle. Il ressort également que les 20 années les plus chaudes jamais enregistrées l’ont toutes été au cours des 22 dernières années. Globalement, la température mondiale moyenne a augmenté d’environ 1 °C depuis 1880.

« Le message clé est que la planète se réchauffe »
C’est du moins la conclusion commune de cinq organisations différentes : NOAA, NASA, Berkeley Earth, le Centre Hadley au Royaume-Uni et l’Agence météorologique japonaise. Ces résultats sont obtenus en analysant les données recueillies par 6 300 stations météorologiques installées un peu partout dans le monde. Des relevés de températures sont également effectués par des stations en Antarctique, ou par des bouées installées à la surface des océans. Ces données brutes sont ensuite analysées de manières différentes selon les organisations – mais le constat reste le même.

« Le message clé est que la planète se réchauffe, a déclaré Gavin Schmidt, directeur du Goddard Institute for Space Studies de la NASA à New York, lors d’une conférence de presse. Et notre compréhension de la raison de ces tendances est également très solide. C’est à cause des gaz à effet de serre que nous avons rejetés dans l’atmosphère au cours des 100 dernières années ».

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Cette carte montre les différences de températures moyennes. Les couleurs jaune, orange et rouge indiquent les augmentations les plus importantes par rapport à la moyenne. Crédits : NASA/Kathryn Mersmann
L’Arctique en première ligne
On note également que certaines régions du monde semblent davantage touchées par ce réchauffement accéléré des températures (terres et des océans). C’est notamment le cas de l’Europe, et plus particulièrement de la région méditerranéenne, du Moyen-Orient, de la Nouvelle-Zélande, ainsi que certaines parties des océans Atlantique et Pacifique occidental. Mais la région la plus durement touchée reste l’Arctique, qui se réchauffe entre deux et trois fois plus vite que le reste du monde.

« Nous sommes évidemment très préoccupés par ce qui se passe dans l’Arctique, a poursuivi le chercheur. Nous avons enregistré une forte diminution de la glace de mer, en particulier en été et en septembre. Il y a aussi des diminutions en hiver, mais elles sont moins prononcées ». L’Antarctique n’est pas en reste. Une récente étude estimait il y a quelques semaines que le continent blanc perd aujourd’hui six fois plus de glace par qu’il y a 40 ans.

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