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Oumou Sangaré se confie à Maliplume.com : « Si je n’avais pas été chanteuse, j’allais devenir médecin ou cinéaste »

A l’occasion de la célébration du trentième anniversaire de sa carrière musicale, la diva du Wassoulou s’est confiée à votre site d’informations générales, maliplume.com. Entre Oumou Sangaré et Maliplume, il a été question de ses débuts dans la musique, son histoire avec le Wassoulou en passant par son rêve d’enfance.

 

Maliplume.com : Oumou Sangaré, vous vous préparez à célébrer ce samedi 29 décembre vos 30 ans de carrière musicale. Est-ce que, vous gardez encore les souvenirs de vos premiers pas dans la musique ?
D’abord, je tiens sincèrement à remercier maliplume.com. Evidemment, je garde encore les souvenirs de mes premiers pas dans la musique. La musique, je l’ai héritée de ma grand-mère et de ma mère. Toutes les deux chantaient. Même si je n’ai pas vu la grand-mère chanter, on m’a dit qu’elle chantait quand même. Comme pour vous dire, que je suis née dans une famille de chanteuses. C’est comme ça, que j’ai été piquée par le virus de la musique depuis l’enfance.
Au delà de cet héritage familial, je crois que la pauvreté de ma mère à l’époque a été aussi déterminante. Je chantais pour aider ma mère Ba Minata à supporter les charges de la famille. Parce qu’elle venait de divorcer. Donc elle était sans ressources et sans soutiens. Il fallait que je la soutienne pour que nous puissions manger. Et la musique était la seule opportunité qui s’offrait à moi. Voilà l’histoire !
Maliplume.com : Nous avons appris que, vous avez fait toute votre enfance à Bamako. Pourtant, quand vous chantez, ce n’est pas la culture urbaine qui ressorte. C’est plutôt celle de votre terroir.
J’ai été éduquée avec la culture de ma mère. C’est pourquoi, quand je parle, tu as l’impression que je suis née à Wassoulou. Alors que, je suis née à l’hôpital Gabriel Touré. J’ai fait toute mon enfance à Hamdalaye. C’est à mes huit ans, que j’ai été à Wassoulou pour la première fois. C’était pour passer mes vacances chez une de mes Tantes. Il faut aussi dire que ma mère nous faisait écouter exclusivement la musique du Wassoulou.
Maliplume.com : Est-ce que vous avez une fois pensé à abandonner la musique pour quelles que difficultés que ce soient ?
Les difficultés ne m’ont jamais poussé à abandonner mes projets. Bien au contraire, c’est quand j’ai des difficultés, que je redouble d’efforts afin de les surmonter. Comme disent les blancs : « si tu vois la queue derrière toi, çà veut que tu es devant ». Les difficultés ne doivent pas nous amener à abandonner ce qu’on veut faire.
Maliplume.com : nous savons que vous avez pleins de projets pour le Wassoulou. Mais parmi eux, il y’a déjà un en cours de réalisation. Il s’agit de l’hôtel que vous êtes entrain de construire à Yanfolila.
Apres avoir participé à plusieurs festivals à travers le monde, j’ai eu l’idée de construire un hôtel deux fois plus grands que celui que j’ai à Bamako. Le Wassoulou est une zone riche en culture non exploitée. C’est pourquoi j’ai pensé d’abord construire dans cette localité, des infrastructures d’accueil, afin de la rendre plus attractive. C’est aussi une manière pour moi de récompenser une zone qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui.
Maliplume.com : C’est quoi, le secret de votre longévité dans la musique ? 
Si secret, il y’en a, c’est peut-être le travail. Je travaille nuit et jour. C’est pourquoi certains estiment que je ne vieillis pas.
Maliplume.com : Si vous n’aviez pas été chanteuse, qu’alliez vous devenir ? 
Rires…certainement médecin ou cinéaste.
Maliplume.com : Oumou Sangaré et la musique, un mariage jusqu’à la mort ?
C’est Dieu qui décide de tout. Sinon je n’ai jamais pensé à arrêter la musique. Peut-être que je vais l’arrêter un jour.
Entretien réalisé par la rédaction de maliplume.com

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