Accueil / ACTUALITÉS / La maladie n’est pas encore une priorité en matière de santé publique dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne. Notamment parce que ces derniers concentrent leurs efforts financiers sur les maladies infectieuses que sont le sida, la tuberculose et le paludisme. Résultat : ils reste peu de ressources pour s’attaquer au cancer qui fait pourtant déjà des ravages. Voici cinq raisons qui expliquent pourquoi le cancer est devenu un fossoyeur sur le continent. Vieillissement et nouveaux modes de vie Le tabagisme, la sédentarité, l’alcool, une mauvaise hygiène alimentaire ou encore la pollution associés au viellissement de la population constituent un cocktail fatal sur le continent. “La mortalité par cancer est proportionnellement plus élevée en Afrique qu’ailleurs dans le monde. Les cancers représentent déjà entre 10 et 20% des pathologies sur le continent africain”, selon une étude de l’Alliance des ligues francophones africaines & méditéranéennes contre le cancer (Alam) parue en 2017. Aujourd’hui, la population africaine est la plus jeune à l’échelle de la planète mais les données démographiques soulignent une rapide progression du vieillissement. “En 2050, l’Afrique devrait ainsi compter 215 millions de personnes de 60 ans et plus, soit presque autant qu’en Europe (241 millions)”, indique également l’enquête de l’Alliance. Sans une politique adéquate, les nouveaux cas de cancer pourraient ainsi doubler à l’horizon 2040. Ils passeraient, selon les chiffres de l’OMS, de “1 055 172 en 2018 à 2 123 245”. Une maladie mal diagnostiquée Selon L’Atlas du cancer, la probabilité de développer un cancer et celle d’en mourir sont quasiment les mêmes. “La majorité des patients sont diagnostiqués lorsque leur cancer se trouve déjà à un stade avancé et qu’une issue positive est devenue moins plausible, même dans les pays où le traitement est pourtant disponible et d’un coût abordable”, explique la directrice générale de l’OMS. Le manque d’information des populations, le niveau de formation des personnels soignants et la concentration des centres de santé ou leur absence sont autant de raisons qui expliquent ce diagnostic tardif. Le Kenya, l’un des pays africains qui est le plus concerné par la maladie, “compte 22 oncologues pour “46 millions de personnes”, rapporte le bulletin ulletin de l’OMS publié en 2018. Au Nigeria, les médecins sont formés par Skype par des confrères britanniques. Le cancer touche des populations déjà vulnérables D’après le récent rapport d’Alam, les femmes et les enfants sont les plus touchés par le cancer. Les premières représentent “60% des nouveaux cas et 55% des décès, à l’inverse de ce que l’on observe dans les pays occidentaux”. De même, les cas chez les enfants de moins de 15 ans “représentent 4 à 6% des cancers contre 0,5% dans les pays occidentaux”. Des soins onéreux La pauvreté est l’un des principaux obstacles à la guérison des malades qui ne peuvent pas payer le traitement quand il existe. Cependant, des pays comme le Bostwana, le Kenya ou encore le Rwanda font partie des rares pays qui offrent une prise en charge. “Le traitement du cancer est accessible et remboursé par la Mutuelle de santé, le régime national d’assurance maladie couvrant environ 90% des 11,6 millions de Rwandais (…)“, indique une enquête de l’OMS. Les soins sont prodigués dans les hôpitaux universitaires et l’hôpital Butaro, un centre d’excellence soutenu par l’ONG Partners in Health. Un paradoxe : les Africaines meurent d’un des cancers les mieux pris en charge Le cancer du col de l’utérus, des seins et de la prostate sont les cas les plus fréquents en Afrique subsaharienne. “Environ une femme sur 26 développera un cancer du col de l’utérus au cours de sa vie et une sur 40 en mourra”, d’après L’Altas du cancer. En Afrique subsaharienne, ajoute l’OMS, le cancer du col de l’utérus “représente chaque année 22% de tous les cancers féminins et 12% de tous les cancers nouvellement diagnostiqués chez les hommes et les femmes”. Or cette maladie compte parmi celles dont les soins ont été largement améliorés ces dernières années. “Le cancer du col de l’utérus (qui est mis en avant pour cette journée 2019) est l’une des formes de cancer (que l’on peut prévenir et traiter) , à condition qu’il soit détecté tôt et efficacement pris en charge (…), peut-on lire sur le site du bureau régional Afrique de l’OMS. Le vaccin contre le papillomavirus humain est également un bon moyen de prévention. “Malheureusement, la majorité des femmes africaines n’ont toujours pas accès aux programmes de prévention du cancer du col utérin.” D’après l’OMS, un tiers des cancers, tous types confondus, peuvent être évités.

La maladie n’est pas encore une priorité en matière de santé publique dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne. Notamment parce que ces derniers concentrent leurs efforts financiers sur les maladies infectieuses que sont le sida, la tuberculose et le paludisme. Résultat : ils reste peu de ressources pour s’attaquer au cancer qui fait pourtant déjà des ravages. Voici cinq raisons qui expliquent pourquoi le cancer est devenu un fossoyeur sur le continent. Vieillissement et nouveaux modes de vie Le tabagisme, la sédentarité, l’alcool, une mauvaise hygiène alimentaire ou encore la pollution associés au viellissement de la population constituent un cocktail fatal sur le continent. “La mortalité par cancer est proportionnellement plus élevée en Afrique qu’ailleurs dans le monde. Les cancers représentent déjà entre 10 et 20% des pathologies sur le continent africain”, selon une étude de l’Alliance des ligues francophones africaines & méditéranéennes contre le cancer (Alam) parue en 2017. Aujourd’hui, la population africaine est la plus jeune à l’échelle de la planète mais les données démographiques soulignent une rapide progression du vieillissement. “En 2050, l’Afrique devrait ainsi compter 215 millions de personnes de 60 ans et plus, soit presque autant qu’en Europe (241 millions)”, indique également l’enquête de l’Alliance. Sans une politique adéquate, les nouveaux cas de cancer pourraient ainsi doubler à l’horizon 2040. Ils passeraient, selon les chiffres de l’OMS, de “1 055 172 en 2018 à 2 123 245”. Une maladie mal diagnostiquée Selon L’Atlas du cancer, la probabilité de développer un cancer et celle d’en mourir sont quasiment les mêmes. “La majorité des patients sont diagnostiqués lorsque leur cancer se trouve déjà à un stade avancé et qu’une issue positive est devenue moins plausible, même dans les pays où le traitement est pourtant disponible et d’un coût abordable”, explique la directrice générale de l’OMS. Le manque d’information des populations, le niveau de formation des personnels soignants et la concentration des centres de santé ou leur absence sont autant de raisons qui expliquent ce diagnostic tardif. Le Kenya, l’un des pays africains qui est le plus concerné par la maladie, “compte 22 oncologues pour “46 millions de personnes”, rapporte le bulletin ulletin de l’OMS publié en 2018. Au Nigeria, les médecins sont formés par Skype par des confrères britanniques. Le cancer touche des populations déjà vulnérables D’après le récent rapport d’Alam, les femmes et les enfants sont les plus touchés par le cancer. Les premières représentent “60% des nouveaux cas et 55% des décès, à l’inverse de ce que l’on observe dans les pays occidentaux”. De même, les cas chez les enfants de moins de 15 ans “représentent 4 à 6% des cancers contre 0,5% dans les pays occidentaux”. Des soins onéreux La pauvreté est l’un des principaux obstacles à la guérison des malades qui ne peuvent pas payer le traitement quand il existe. Cependant, des pays comme le Bostwana, le Kenya ou encore le Rwanda font partie des rares pays qui offrent une prise en charge. “Le traitement du cancer est accessible et remboursé par la Mutuelle de santé, le régime national d’assurance maladie couvrant environ 90% des 11,6 millions de Rwandais (…)“, indique une enquête de l’OMS. Les soins sont prodigués dans les hôpitaux universitaires et l’hôpital Butaro, un centre d’excellence soutenu par l’ONG Partners in Health. Un paradoxe : les Africaines meurent d’un des cancers les mieux pris en charge Le cancer du col de l’utérus, des seins et de la prostate sont les cas les plus fréquents en Afrique subsaharienne. “Environ une femme sur 26 développera un cancer du col de l’utérus au cours de sa vie et une sur 40 en mourra”, d’après L’Altas du cancer. En Afrique subsaharienne, ajoute l’OMS, le cancer du col de l’utérus “représente chaque année 22% de tous les cancers féminins et 12% de tous les cancers nouvellement diagnostiqués chez les hommes et les femmes”. Or cette maladie compte parmi celles dont les soins ont été largement améliorés ces dernières années. “Le cancer du col de l’utérus (qui est mis en avant pour cette journée 2019) est l’une des formes de cancer (que l’on peut prévenir et traiter) , à condition qu’il soit détecté tôt et efficacement pris en charge (…), peut-on lire sur le site du bureau régional Afrique de l’OMS. Le vaccin contre le papillomavirus humain est également un bon moyen de prévention. “Malheureusement, la majorité des femmes africaines n’ont toujours pas accès aux programmes de prévention du cancer du col utérin.” D’après l’OMS, un tiers des cancers, tous types confondus, peuvent être évités.

La nouvelle banque entend se positionner sur le créneau de l’excellence du service à la clientèle, de l’innovation dynamique et du financement des projets structurants de l’Etat

Le paysage bancaire de notre pays s’élargit. Assurément, en décidant de s’installer sur les bords du Djoliba en ce moment précis, les responsables de la banque UBA (United Bank for Africa) ont bien compris que les perspectives économiques du Mali sont très favorables. Présent dans 20 pays africains, le groupe UBA est une institution panafricaine de services financiers ayant une empreinte mondiale.
Ce n’est donc nullement un hasard si le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta a présidé, hier dans la matinée, la cérémonie d’inauguration du siège de UBA-Mali à Hamdallaye ACI 2000. Plusieurs interventions ont marqué cette cérémonie qui a enregistré la présence du Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, de plusieurs ministres, du gratin du monde de la finance et des affaires, des responsables de la banque UBA et de nombreux invités.
Premier à prendre la parole, le maire de la Commune IV du district de Bamako, Adama Bérété a remercié le groupe UBA pour avoir choisi sa circonscription comme siège, contribuant ainsi à l’embellissement de la zone ACI 2000.
Dans son allocution, le directeur général de UBA-Mali, Alhassane Sissoko a assuré que sa banque accompagnera l’Etat dans ses projets prioritaires. «La banque a vocation à accompagner l’économie réelle du pays, les grandes entreprises publiques, privées, les multinationales et les particuliers, incluant la diaspora, les cadres du pays, les fonctionnaires, etc.», a-t-il détaillé.
Par ailleurs, Alhassane Sissoko a estimé que même si le taux de bancarisation est faible sur le marché malien, il y a quand même du métier. «Nous allons nous positionner sur trois compétences distinctives : l’excellence du service à la clientèle, l’innovation dynamique et le financement de l’Etat dans ses projets structurants pour un Mali émergent», a-t-il annoncé.
A sa suite, le directeur général du Groupe UBA, Kennedy Uzoka s’est dit très heureux de l’arrivée de cette banque au Mali. Ce pays, selon lui, a reçu très chaleureusement le groupe panafricain qui est déjà installé dans deux autres continents. «Nous avons été bien reçus par les autorités maliennes, nous avons de grandes ambitions pour le Mali et sommes très fiers de recruter du personnel malien de grande qualité», a-t-il conclu.

Produits digitaux – A l’entame de ses propos, le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé a salué l’engagement du système bancaire malien qui participe, en dépit du resserrement de la liquidité, au financement de l’économie nationale.
Toutefois, a nuancé le ministre Cissé, les défis à relever restent encore nombreux avec notamment un taux de bancarisation relativement modeste, une finance inclusive des populations à consolider et un taux de financement bancaire de l’économie à améliorer significativement.
«Dans ce cadre, UBA-Mali saura, sans nul doute, trouver sa place dans ce paysage bancaire et apporter des solutions pérennes aux défis du moment», a-t-il soutenu.
Pour le patron de l’Hôtel des Finances, cette cérémonie d’inauguration est une autre illustration de l’engagement de la banque UBA-Mali à s’impliquer dans le financement de l’économie nationale, en dépit d’un environnement réglementaire devenu plus exigeant sur le plan managérial et sur le plan prudentiel, en liaison avec la mise en œuvre du Plan comptable bancaire révisé ainsi que le passage aux normes baloises.
En effet, a insisté Dr Boubou Cissé, la nouvelle banque, UBA-Mali, en s’installant sur le territoire national, prouve à suffisance sa totale confiance quant aux perspectives économiques favorables du pays et l’existence, par ailleurs, de marges confortables réalisables dans le métier de la banque de détail, à exercer autrement.
Par ailleurs, le ministre Cissé a exprimé son appréciation des efforts envisagés par UBA-Mali pour introduire et développer sur le marché local des politiques et actions visant une meilleure gestion du financement intermédié. Sans oublier sa participation à l’inclusion financière de notre pays à travers la vulgarisation des produits digitaux et de remettances (Léo, U-Mobile, e-banking, cartes prépayées, Africash…). «J’ose croire que ces actions susciteront une émulation au sein du marché bancaire national et une saine concurrence au niveau de la place, profitables aux entreprises privées, aux particuliers et aux entreprises individuelles, qui concentrent près de 90% des crédits octroyés dans l’économie», a-t-il souligné.
Bouclant la série des interventions, le président de la République a confié être présent pour témoigner à l’ensemble du secteur privé malien, au secteur privé africain ses meilleurs sentiments par rapport aux défis qu’ils sont en train de relever pour notre dignité à tous.
Ibrahim Boubacar Keïta a insisté sur la présence de l’Afrique dans le concert des Nations grâce à la force du poignet, à la force de la conviction et de l’engagement des Africains. A ce propos, il a exprimé sa fierté et sa satisfaction de voir des cadets comme Tony Elumelu (président du Groupe UBA NDLR) et d’autres relever des défis avec brio, avec courage et engagement. Ils conduisent des projets, non seulement privés en ce qui les concerne, mais ouverts à toute l’Afrique. Tony Elumelu, ajoutera le chef de l’Etat, n’est pas seulement concerné par l’inclusion bancaire, il a souci également de faire en sorte que ses cadets, les jeunes Africains, profitent de son expérience.
C’est pourquoi, chaque année, il offre des bourses à des jeunes entrepreneurs africains pour qu’ils se perfectionnent en vue de la compétition impitoyable qui est connue au niveau mondial où nul ne sera admis qu’il ne l’aura mérité d’être là. «Tony a compris les défis auxquels notre continent est confronté. On nous regarde, on nous épie, on ne nous pardonne rien. Mais nous avancerons, nous gagnerons les batailles de demain. L’UBA en est l’exemple aujourd’hui», a martelé Ibrahim Boubacar Keïta. Il s’est ensuite réjoui de l’initiative des responsables de la banque d’ouvrir des agences dans des communes du pays. «Tony merci, je souhaite à UBA-Mali une très belle vie bancaire, et que par ce biais, notre secteur bancaire s’élargisse davantage», a souhaité le président Keïta.
Dernier acte de cette cérémonie, le président de la République a procédé à la coupure du ruban symbolique avant de visiter les locaux de la banque.

Massa SIDIBé

 

Source: Essor

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